Alain Fédensieu, pourquoi avoir accepté d’être parrain de la SNIM ?
Alain Fédensieu : « C’est une proposition honorifique à mes yeux, et je ne pouvais pas refuser. Si on m’a proposé d’être parrain ce cette épreuve, c’est que les organisateurs et la SNM considèrent que je suis porteur de belles valeurs, d’une bonne image et que je représente bien mon sport : propre, respectueux des autres et de l’environnement, sain et formateur.
J’ai accepté pour, je l’espère, valoriser l’épreuve et inciter tous les pratiquants de la voile à participer au maximum de régates, dont la SNIM qui fait partie des épreuves historiques en Méditerranée. (mais qui doit tirer les autres manifestations, élargir le champ de vision).
J’ai également accepté pour dire que la voile est une discipline qui peut et doit continuer de se démocratiser et attirer les jeunes, qui, étant sur le littoral, ou pas d’ailleurs, peuvent et doivent profiter au mieux de la mer. La pratique du bateau habitable doit être un objectif de tous les clubs, pour établir une passerelle entre les pratiquants du dériveur, de la planche à voile, du kite surf, du petit multicoque la mer est là, il faut aller dessus !
Que représente cet évènement pour vous, comment se porte la voile en Méditerranée et ses skippers ?
« J’ai couru ma première SNIM en 470 en 72, puis en One Tonner de l’époque en 74, sur Variag à Marc Henrion, qui était à l’époque un bateau mythique : il y avait 400 dériveurs et 300 habitables sur l’eau dans les années 75 / 80 : des maxi, des classes 1 2 3 4 5, les rades sud et nord étaient blanches de voiles, les plus grands champions du monde entiers venaient courir la SNIM, tout comme des fans de la régate quel que soit leur niveau
Aujourd’hui la culture française s’est orientée vers le Multicoque océanique, les records et surtout la course en solitaire avec un axe qui est : le Mini –transat, le Figaro, et le 60 pieds Open. Les propriétaires-affréteurs ont disparu depuis 20 ans à l’inverse des Italiens, Espagnols et de tout le monde anglo-saxon. Nous avons uniquement dans les courses méditerranéennes des petites ou moyennes unités et les ports sont à moitié remplis de voiliers qui sortent deux jours par an: Terrible constat !
« La voile en habitable a traversé une période noire et semble se revigorer doucement : aux clubs à s’entendre, travailler ensemble et pousser dans le même sens ! »
Les skippers méditerranéens font partie des meilleurs nationaux et certain évoluent eu plus haut niveau mondial : Franck Cammas est d’Aix en Provence, Bertrand Pacé de Sète, Thierry Péponnet idem et les bons régionaux comme Dimitri Deruelle, Marc Emig, Christopher Pratt sont dans le top 5 international de leur spécialité .. Sans oublier Douroux -Petitjean en 470, Charbonnier Bausset en 470 aussi et Xavier Rohart un immense champion de Star, qui sont des références mondiales en séries olympiques. Les 3 équipages vont en Chine pour la gagne
Quelles sont les perspectives du Tour de France à la Voile dont vous êtes le nouveau directeur sportif ?
« Excellentes, avec rafraichissement du concept, nouvelle équipe aux commandes et une volonté extrême de redonner au TFV une image internationale de haut de gamme au niveau sportif. Le Tour de France à la Voile est une épreuve mythique et exceptionnelle à tous points de vue, mais surtout une formidable école de voile pendant un mois, un tremplin fantastique pour les uns et une reconnaissance sportive définitive pour les autres. Il faut que les villes et les clubs se rendent bien compte de la richesse du TFV et favorisent beaucoup plus les projets ! »
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