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\ Circuit IMOCA \ Barcelona World Race \
Une victoire vue de l'intérieur ... |
| © Thierry Martinez |
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| Jean-Pierre Dick et Damian Foxall ont franchi la ligne d’arrivée de la Barcelona World Race à 21h 49min et 49s (heure française). Le duo franco-irlandais aura mis 92 jours 8 heures 49 minutes et 49 secondes, à la vitesse moyenne de 11,13 nœuds, pour parcourir les 28 329 milles (52 465 km) que compte le parcours de cette première édition de la Barcelona World Race. |
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Le monocoque 60 Pieds Paprec-Virbac 2 a mené la course pendant 67 jours consécutifs. Aujourd’hui, ce plan Farr signe, pour sa première participation à une compétition, sa première victoire après seulement 8 mois d’existence (ndlr : mise à l’eau le 2 février 2007 en Nouvelle-Zélande)!
Le tandem Dick-Foxall a su mener de quatre mains de maîtres les 18,28 mètres de carbone habillés aux couleurs de fidèles sponsors : Paprec et Virbac qui, ce soir, sont très fiers de saluer la performance des deux skippers.
Trois grandes phases sont à distinguer dans la course du duo. La première correspond à la descente de l’Atlantique marquée par un duel entre Paprec-Virbac 2 et PRB. La deuxième phase s’est déroulée entre le cap Bonne Espérance et Wellington avec Veolia Environnement et Hugo Boss, en chasseurs. Et enfin, la troisième partie de ce tour au cours de laquelle Paprec-Virbac 2 a fait quasiment cavalier seul.
Interview de Jean-Pierre Dick
Que ressentez-vous après cette victoire ?
« C’est une grande joie, une profonde émotion aujourd’hui de passer cette ligne d’arrivée de la Barcelona World Race. C’est plus d’un an de travail qui est symbolisé par ce passage de ligne et cette victoire annoncée. Mes derniers moments de course étaient fabuleux : le bateau qui glissait doucement en Méditerranée, ma mer de prédilection et puis mes amis, ma famille, les gens que j’aime, mes partenaires qui m’attendaient pour vivre en communion ce moment avec moi. Que de bonheur ! Que de joie ! Avec Damian, on est très content d’être là, de marquer notre nom pour cette 1ète édition de la Barcelona World Race. »
C’était une journée particulière, comment l’avez-vous vécu avec Damian ? Vous communiquez sur votre émotion ?
« Une grosse partie de notre joie est interne et d’autre part, on a des discussions. Damian est arrivé sur le projet et, comme on n’a pas navigué tout de suite, il s’est mis au turbin pas forcément comme navigant. On échange nos idées sur ce qui a été bien fait ou moins bien fait. Notre joie est d’autant plus forte que ces derniers jours ont été difficiles avec le passage de Gibraltar dans des vents de 40 nœuds de face. Et une restriction de nourriture ! Ca gargouillait dans nos ventres ! »
Le manque de vivre était du à une mauvaise anticipation de la durée de la course ou à une volonté de réduire le poids embarqué ?
« Un peu des deux. On a été un peu léger car on a voulu alléger au maximum ! On a embarqué 84 jours de vivres pour optimiser le poids. On n’a fait aucune concession même au niveau de la nourriture. On est à la limite. Mais il faut faire attention car ne pas manger peu induire des manques (vigilance, agressivité etc..) ; ça peut être problématique ! C’est bien d’arriver aujourd’hui ! »
Comment s’est passée la cohabitation entre Damian et vous dans un espace restreint ?
« Il y a forcément quelques petits moments de tension mais ils se sont vite dégonflés. Avec Damian, on a des visions très proches de voir les choses à bord, de la prise de risque, de la course au large, de l’analyse météo etc… Il y a une cohésion de fond. Les points où l’on a pu éventuellement être en désaccord, la communication, une phrase mal perçue…mais ça s’arrête là. La cohabitation a été excellente, d’où le résultat !
Ce n’est pas facile dans un endroit confiné. On a peu d’intimité. On doit tout partager. On doit faire abstraction de certaines choses. Ca reste très petit par rapport à l’ensemble des choses qui nous unissent et notamment dans ce type de course, le résultat qui nous unit. L’objectif final est de gagner la course ce qui fait que la performance est clé ; ça nous aide à aplanir les différences. C’est fantastique, ce n'est pas courant. Il faut la volonté, l’envie de gagner. C’est ce qui fait la différence au final ! »
Quels ont été les moments importants de cette Barcelona World Race ?
« En fait, il y a eu 3 grandes phases dans ce tour du Monde :
1) Toute la descente de l’Atlantique, c'était un combat très proche avec PRB où l’on a pris du plaisir à se tirer la bourre ! Lorsque que Vincent a cassé son mât, on était à 17 milles l’un de l’autre, on venait de le passer dans la nuit.
2) Là s’est engagée une autre période de course avec Veolia Environnement et Hugo Boss qui étaient déjà plus distants à une centaine de milles. Mais nous étions tout de même dans une course poursuite. C’était quand même stressant pour nous car il y avait les conditions pour que les poursuivants reviennent. On a du gérer notre avance par rapport à ça. On a pris des risques en étant assez sud parce qu’il nous semblait que c’était la meilleure route possible mais dans les icebergs.
3) Suite à l’arrêt d’Hugo Boss, on a pris le large avec 800 milles d’avance, jusqu’ à 1000 milles d’avance au Cap Horn. C’était plus une course de longue haleine et de gestion du matériel. Néanmoins, avec Damian, on n’a jamais levé le pied, on a été toujours à l’optimal de ce que pouvait faire le bateau. Même si on a été un peu plus prudent, on a toujours changé les voiles quand il fallait les changer, on a toujours été sur la "bête" pour faire avancer Paprec-Virbac 2. »
ILS ONT DIT
Loïck Peyron : « JP est heureux, il a bien travaillé, il sait choisir son équipe. Il fait des choix à long termes qui payent. Avec Mike Sanderson, on se disait que JP était le champion du monde des courses en double. Je trouve qu’il prend conscience de ce qu’il est. Il sera un sérieux concurrent pour le Vendée Globe. Il ya deux ans il n’était pas sûr de lui, aujourd’hui il est serein. JP et Damian ont fait une course très propre et ils n’ont pas volé cette victoire. »
Roland Jourdain : « Je suis vraiment ravi pour eux ! On aurait bien aimé avec Jean-Luc batailler jusqu’au bout pour finir à leurs côtés, mais la course en a décidé autrement. Jean-Pierre et Damian ont vraiment fait du super boulot. Il n’y a rien à redire ! Je leur souhaite donc de savourer tout le meilleur de cette belle arrivée à Barcelone et encore bravo pour cette victoire ! »
MEMO :
Jean-Pierre DICK
42 ans
Vit à Lorient
Palmarès
2008 – Vainqueur de la Barcelona World Race
2006 – 3ème de la Route du Rhum
2005 – 6ème place du Vendée Globe
2005 – Vainqueur de la Transat Jacques Vabre (co-skipper Loïck Peyron)
2003 - Vainqueur de la Transat Jacques Vabre (co-skipper Nicolas Abiven)
2001 – Vainqueur du Tour de France à la Voile
Damian FOXALL
38 ans, marié, un enfant
Vit à Port la Forêt (Bretagne)
Palmarès
2008 – Vainqueur de la Barcelona World Race
2006 – 5ème place de la Volvo Ocean Race (Ericsson)
2005 – Vainqueur de l’Oryx Quest (tour du monde, maxi-catamaran Doha)
2004 – Louis Vuitton Acts 3 & 4, K-Challenge
2004 – Vainqueur de la Transat Québec – Saint Malo (trimaran ORMA Sergio Tacchini)
2002 – 4ème place de la Volvo Ocean Race (Team Tyco)
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Source : Agence WindWard |
12-02-2008 > Communiqué de presse
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