Déjà vainqueur de la course au large entre Lorient, La Corogne, Le Fastnet et Lorient, le jeune skipper originaire d'Aix en Provence a été intraitable.
Rien n'était pourtant écrit d'avance. Après une course au large disputée dans des vents forts à une vitesse moyenne exceptionnelle de 20,5 nœuds, le trimaran Groupama de Franck Cammas était dans la ligne de mire de ses concurrents.
Premier d'entre eux, Lionel Lemonchois, vainqueur en titre de la Route du Rhum, entendait bien faire parler la poudre pour mener son superbe trimaran Gitana 11 à la victoire. Accompagné à la tactique par Yann Guichard, qui prépare les Jeux Olympiques de Pékin en Tornado, Lionel se faisait pourtant battre à la régulière malgré de jolis coups tactiques.
Vainqueur de l'IB Group Challenge 2005 et de la Transat Jacques Vabre la même année, le « basque bondissant » Pascal Bidégorry avait à cœur de prendre sa revanche sur la course au large qu'il avait du abandonner, la mort dans l'âme alors qu'il était en tête, suite à une avarie sur un bras de liaison. Il devait pourtant bien accepter, lui aussi, la domination de son ami Cammas malgré un sursaut d'orgueil dans la cinquième et dernière manche qu'il remportait avec neuf secondes d'avance sur Groupama.
Quant au jeune Antoine Koch, skipper de Sopra Group, il cumulait les dernières places malgré quelques choix techniques audacieux. Plus à l'aise dans le vent fort, il ne parvenait pas améliorer son classement dans le vent médium qui régnait entre Groix et Lorient.
Vainqueur de quatre des cinq manches disputées, le skipper de Groupama confirmait son statut de leader de la classe reine des Multicoques. Entouré d'une équipe aussi solide que talentueuse, le vainqueur de la MultiCup 2006 jouait sa partition sans fausse note : départs dégagés, choix tactiques judicieux, manœuvres au cordeau. Seul un départ prématuré dans l'ultime parcours côtier le privait du grand chelem.
Organisé dans un temps record, l'AS Lease Challenge a tenu ses promesses : « Je tiens à remercier nos partenaires, les armateurs et bien évidemment les skippers qui nous ont fait confiance. Sans eux, les multicoques seraient restés à quai et, quand on a eu le bonheur d'assister aux régates, ça aurait été un vrai gâchis. Ces bateaux sont les plus beaux au monde et les équipages qui les mènent parmi les plus performants. Reste à trouver la solution qui en motivera d'autres à nous rejoindre » concluait Vincent Borde.
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