Conférence de presse des propriétaires
A 16 heures ce samedi s’est tenue à Valencia la conférence de presse des propriétaires des équipes en lice dans cette 33e America’s Cup. Ernesto Bertarelli (SUI), président et barreur du Defender suisse Alinghi était à la table devant une salle comble de plus d’une centaine de journalistes venus du monde entier.
Dans moins de deux jours maintenant, lundi 8 février 2010 à 10h06, Alinghi et le Challenger américain BMW ORACLE Racing se retrouveront pour la première manche du 33e America’s Cup Match sur le plan d’eau de Valencia où les conditions météorologiques s’annoncent favorables.
Ernesto Bertarelli (SUI), président et barreur, Defender Alinghi :
En introduction : "Tout d’abord, je suis déçu que Larry (Ellison (USA), patron de l’équipe Challenger BMW ORACLE Racing) ne soit pas avec nous pour cette conférence de presse. Nous sommes de retour à Valencia avec des conditions météo différentes de celles que nous avons quitté au printemps 2007. Merci aux médias d’être présents. Nous avons déjà plus de 700 journalistes accrédités à ce jour pour l’événement."
A propos de son état d’esprit à moins de deux jours de barrer le catamaran Alinghi 5 en course : "A chaque fois que vous allez concourir, l’adrénaline et l’excitation sont bonnes pour entrer dans la compétition."
Concernant la sécurité : « Nous ne devons pas oublier que cette campagne qui va se courir en multicoques est bien différente des précédentes. Nos bateaux repoussent les limites de la technologie. Ils peuvent chavirer et la sécurité est un point important des régates à venir. Pour gagner une course, il faut d’abord la finir. Nous avons eu des problèmes et cela fait partie de ce genre de défis technologiques. C’est comparable aux essais lors d’une campagne de préparation pour une saison de Formule 1. Nous sommes aussi en hiver et du point de vue des conditions météo, cela change tout. Nous devrons être tous très prudents et je souhaite que nous puissions vivre des régates dans de bonnes conditions de sécurité. »
Sur la possibilité d’agenda de régates bousculé par la météo : « Evidemment, cela est inhérent aux compétitions de voile. Nous ne pouvons pas garantir que les courses auront lieu exactement comme elles sont programmées mais les conditions météo semblent bonnes pour lundi et nous devrions courir."
Revenant sur le travail du team Alinghi : "Je suis fier de tout ceux qui ont porté cette campagne dans le team Alinghi et j’ai une pensée sincère pour ceux qui ont reçu les plans avec la mission de construire ce bateau inédit. C’est une lourde responsabilité et ils ont fait un excellent travail. "
Sur les performances de Alinghi 5 et USA 17 : "Lors de la dernière campagne, il y avait eu beaucoup de spéculation sur les performances du bateau de Emirates Team New Zealand et finalement les régates ont été très serrées. Aujourd’hui, personne ne peut dire qui a le plus de chance de l’emporter. La plateforme d’Alinghi 5 est issue de mon ancien catamaran avec lequel nous régations sur le Lac Léman et nous avions eu de bonnes comparaisons par rapport à des trimarans. Nous avons ici un catamaran face à un trimaran et deux bateaux avec des gréements très différents. Nous avons une ligne de départ à franchir, une régate à courir et nous verrons bien qui l’emportera."
Sur son rôle de barreur d’Alinghi 5 : "Je ne prends pas mon rôle de barreur à la légère. Plusieurs marins pouvaient barrer le bateau lors de sa mise à l’eau comme Ed Baird, Alain Gautier ou moi. Loïck Peyron n’était alors pas disponible. Je ne dis pas que je suis le barreur le plus rapide dans toutes les conditions mais je ne suis pas le plus lent et le soutien de Loïck à bord est très important. Il sait tout faire. C’est un vrai couteau suisse !"
Sur le rôle des patrons d’équipe comme lui et Larry Ellison dans le destin de l’America’s Cup : « Cette 33e America’s Cup sera mémorable et j’espère que ce sera pour de bonnes raisons ; grâce à ces bateaux uniques au monde, au défi technologique qu’ils représentent et le fait que ce sera un DoG Match (duel selon le Deed of Gift, texte fondateur de l’America’s Cup) pèse aussi dans la balance. Nous laissons désormais les mauvaises raisons derrière nous et nous regardons vers la compétition. Nous avons perdu certaines équipes ces deux dernières années et notre rôle de patron d’équipe est de donner envie à d’autres teams de nous rejoindre pour la prochaine édition une fois que nous aurons un vainqueur. »
Ernesto Bertarelli (SUI), président et barreur, Defender Alinghi :
En introduction : "Tout d’abord, je suis déçu que Larry (Ellison (USA), patron de l’équipe Challenger BMW ORACLE Racing) ne soit pas avec nous pour cette conférence de presse. Nous sommes de retour à Valencia avec des conditions météo différentes de celles que nous avons quitté au printemps 2007. Merci aux médias d’être présents. Nous avons déjà plus de 700 journalistes accrédités à ce jour pour l’événement."
A propos de son état d’esprit à moins de deux jours de barrer le catamaran Alinghi 5 en course : "A chaque fois que vous allez concourir, l’adrénaline et l’excitation sont bonnes pour entrer dans la compétition."
Concernant la sécurité : « Nous ne devons pas oublier que cette campagne qui va se courir en multicoques est bien différente des précédentes. Nos bateaux repoussent les limites de la technologie. Ils peuvent chavirer et la sécurité est un point important des régates à venir. Pour gagner une course, il faut d’abord la finir. Nous avons eu des problèmes et cela fait partie de ce genre de défis technologiques. C’est comparable aux essais lors d’une campagne de préparation pour une saison de Formule 1. Nous sommes aussi en hiver et du point de vue des conditions météo, cela change tout. Nous devrons être tous très prudents et je souhaite que nous puissions vivre des régates dans de bonnes conditions de sécurité. »
Sur la possibilité d’agenda de régates bousculé par la météo : « Evidemment, cela est inhérent aux compétitions de voile. Nous ne pouvons pas garantir que les courses auront lieu exactement comme elles sont programmées mais les conditions météo semblent bonnes pour lundi et nous devrions courir."
Revenant sur le travail du team Alinghi : "Je suis fier de tout ceux qui ont porté cette campagne dans le team Alinghi et j’ai une pensée sincère pour ceux qui ont reçu les plans avec la mission de construire ce bateau inédit. C’est une lourde responsabilité et ils ont fait un excellent travail. "
Sur les performances de Alinghi 5 et USA 17 : "Lors de la dernière campagne, il y avait eu beaucoup de spéculation sur les performances du bateau de Emirates Team New Zealand et finalement les régates ont été très serrées. Aujourd’hui, personne ne peut dire qui a le plus de chance de l’emporter. La plateforme d’Alinghi 5 est issue de mon ancien catamaran avec lequel nous régations sur le Lac Léman et nous avions eu de bonnes comparaisons par rapport à des trimarans. Nous avons ici un catamaran face à un trimaran et deux bateaux avec des gréements très différents. Nous avons une ligne de départ à franchir, une régate à courir et nous verrons bien qui l’emportera."
Sur son rôle de barreur d’Alinghi 5 : "Je ne prends pas mon rôle de barreur à la légère. Plusieurs marins pouvaient barrer le bateau lors de sa mise à l’eau comme Ed Baird, Alain Gautier ou moi. Loïck Peyron n’était alors pas disponible. Je ne dis pas que je suis le barreur le plus rapide dans toutes les conditions mais je ne suis pas le plus lent et le soutien de Loïck à bord est très important. Il sait tout faire. C’est un vrai couteau suisse !"
Sur le rôle des patrons d’équipe comme lui et Larry Ellison dans le destin de l’America’s Cup : « Cette 33e America’s Cup sera mémorable et j’espère que ce sera pour de bonnes raisons ; grâce à ces bateaux uniques au monde, au défi technologique qu’ils représentent et le fait que ce sera un DoG Match (duel selon le Deed of Gift, texte fondateur de l’America’s Cup) pèse aussi dans la balance. Nous laissons désormais les mauvaises raisons derrière nous et nous regardons vers la compétition. Nous avons perdu certaines équipes ces deux dernières années et notre rôle de patron d’équipe est de donner envie à d’autres teams de nous rejoindre pour la prochaine édition une fois que nous aurons un vainqueur. »









