La Volvo Ocean Race vue par Aksel Magdahl
Le jeune navigateur Aksel Magdahl, Ericsson 3, a tenté et réussi l’une des plus belles tactiques au cours de l’édition de la Volvo Ocean Race 2008-09 alors que sur l’échiquier du Pacifique Sud il décidait de remonter au Nord dans ce marathon de 12 800 milles entre Qingdao et Rio.
Le résultat fût sans appel alors qu’Ericsson 3 franchissait la ligne d’arrivée en vainqueur. Aksel Magdahl revient donc aujourd’hui sur son expérience sur la Volvo …
Q : Qu’attendiez-vous de votre première Volvo Ocean Race ?
R : Ce serait dur et que je n’aurais aucun regret d’y prendre part. Je sais que cela serait une très belle expérience et le projet parfait à faire pour ma première Volvo que de naviguer contre les gars plus expérimentés d’Ericsson 4 pendant les entraînements. Au début, au regard des équipes engagées, je pensais que nous allions nous battre dans le bas du classement face à Delta Lloyd et Team Russia.
Q : Qu’elle est la plus grande leçon que vous avez apprise au cours de l’épreuve ?
A : Au cours de la Volvo tout peut arriver. Chaque minute est une opportunité pour réaliser un gain et cela m’a réellement donné une énorme motivation sur toute la course. Cela faisait longtemps que je souhaitais faire la Volvo et je pensais déjà que le navigateur devait faire des choix sur le long terme et ne voir qu’au bout de quelques jours le résultat de ses options, mais c’est loin d’être la vérité. La navigation est très tactique et le navigateur est très impliqué.
J’ai beaucoup appris sur la manière de naviguer sur un VO 70, un nouveau bateau pour moi. J’ai appris à m’intégrer dans un gros projet avec de nombreuses personnes impliquées. Nous avons fait des erreurs mais elles étaient dues à notre manque d’expérience, ce que nous savions déjà et que nous ne pouvions changer du fait d’être le second bateau de l’équipe. Pour les futures épreuves je serai heureux si nous réalisons moins d’erreur comparé à la dernière fois.
Q : Que feriez-vous différemment si vous avez à le faire de nouveau ?
R : D’une manière générale je pense que je suis assez content de ce que j’ai réalisé. Je pense que tout s’est bien déroulé pour nous dans cette course en prenant en compte où nous avons démarré et notre place au sein du projet Ericsson. Bien sur il y a plein de choses que je voudrais améliorer et qui est aussi valide pour le reste de l’équipe.
Si vous réfléchissez en termes de navigation il y a de nombreux points à penser. Le Pot au Noir dans la première étape où nous étions en tête à la même longitude que les bateaux derrière. En y repensant nous aurions mieux fait de ne pas descendre au Sud mais garder l’avantage à l’Ouest. Mais il est facile de le dire après coup. Le vent favorisait en permanence les bateaux de derrière. Nous avons été le second bateau le plus à l’Ouest lorsque nous avons empanné vers le Sud. Telefonica Blue et Telefonica Black ont navigué tout droit et nous ont doublés sur la même amure. Nous souffrions alors dans ce type de conditions. Nous n’avions jamais navigué auparavant dans ces genres de vents faibles, donc nous n’avons pas bien mené le bateau (au début).
Sur la huitième étape, nous étions trop fatigués et n’avons pas suivi le scénario que nous avions établi. Cela a mis à mal la possibilité d’établir un record pour ne jouer que le podium pour essayer de ne rien toucher ou ne rien casser comme dans les étapes 4 et 7.
Q : Quelle a été lé décision la plus difficile à prendre pendant la course ?
A : Il y en a eu plusieurs mais j’essaye de bien y repenser d’une manière bien structurée. Cela rend plus facile l’analyse. Les décisions prises à terre sont plus difficiles que celles prises sur le bateau. Vous pouvez prendre une décision radicale sur l’eau si vous avez des opinions fortes et différentes. Pour moi je suis à 60/40 pour rester sur notre route actuelle, alors que certains à bord souhaiteraient vraiment que nous changions de bord. Normalement je dispose de meilleures informations et je les ressens mieux. Cela devient la vérité. Mais je ne suis pas toujours 100% sur de moi. Je ne veux donc pas me tromper quand quelqu’un a clairement une opinion différente. Mais je savais combien cela sera blessant par la suite et je ne continuais pas sur ma stratégie et nous avons perdu des places à cause de cela.
Heureusement cela n’est pas arrivé souvent. La clé est d’avoir une bonne communication avec le reste de l’équipage donc ils connaissent les grandes lignes importantes de ces décisions. C’est une des zones dans laquelle vous devez être constant, particulièrement quand vous êtes très fatigué alors que les relations sociales semblent disparaître et que toutes les ressources sont nécessaires pour analyser la suite.
Q : Avez-vous quelques regrets sur des décisions tactiques ?
A : Au cours de la huitième étape pour Mastrand. Nous savions où nous voulions aller, mais nous étions trop fatigués pour continuer à pousser le bateau du bon côté des bancs de sable. Nous n’avons pas viré assez tôt alors que la bascule du vent n’était pas au rendez-vous. C’est une bêtise. Cela souligne l’importance d’une pensée à long terme et une volonté sans faille pour courir la Volvo.
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Q : Qu’attendiez-vous de votre première Volvo Ocean Race ?
R : Ce serait dur et que je n’aurais aucun regret d’y prendre part. Je sais que cela serait une très belle expérience et le projet parfait à faire pour ma première Volvo que de naviguer contre les gars plus expérimentés d’Ericsson 4 pendant les entraînements. Au début, au regard des équipes engagées, je pensais que nous allions nous battre dans le bas du classement face à Delta Lloyd et Team Russia.
Q : Qu’elle est la plus grande leçon que vous avez apprise au cours de l’épreuve ?
A : Au cours de la Volvo tout peut arriver. Chaque minute est une opportunité pour réaliser un gain et cela m’a réellement donné une énorme motivation sur toute la course. Cela faisait longtemps que je souhaitais faire la Volvo et je pensais déjà que le navigateur devait faire des choix sur le long terme et ne voir qu’au bout de quelques jours le résultat de ses options, mais c’est loin d’être la vérité. La navigation est très tactique et le navigateur est très impliqué.
J’ai beaucoup appris sur la manière de naviguer sur un VO 70, un nouveau bateau pour moi. J’ai appris à m’intégrer dans un gros projet avec de nombreuses personnes impliquées. Nous avons fait des erreurs mais elles étaient dues à notre manque d’expérience, ce que nous savions déjà et que nous ne pouvions changer du fait d’être le second bateau de l’équipe. Pour les futures épreuves je serai heureux si nous réalisons moins d’erreur comparé à la dernière fois.
Q : Que feriez-vous différemment si vous avez à le faire de nouveau ?
R : D’une manière générale je pense que je suis assez content de ce que j’ai réalisé. Je pense que tout s’est bien déroulé pour nous dans cette course en prenant en compte où nous avons démarré et notre place au sein du projet Ericsson. Bien sur il y a plein de choses que je voudrais améliorer et qui est aussi valide pour le reste de l’équipe.
Si vous réfléchissez en termes de navigation il y a de nombreux points à penser. Le Pot au Noir dans la première étape où nous étions en tête à la même longitude que les bateaux derrière. En y repensant nous aurions mieux fait de ne pas descendre au Sud mais garder l’avantage à l’Ouest. Mais il est facile de le dire après coup. Le vent favorisait en permanence les bateaux de derrière. Nous avons été le second bateau le plus à l’Ouest lorsque nous avons empanné vers le Sud. Telefonica Blue et Telefonica Black ont navigué tout droit et nous ont doublés sur la même amure. Nous souffrions alors dans ce type de conditions. Nous n’avions jamais navigué auparavant dans ces genres de vents faibles, donc nous n’avons pas bien mené le bateau (au début).
Sur la huitième étape, nous étions trop fatigués et n’avons pas suivi le scénario que nous avions établi. Cela a mis à mal la possibilité d’établir un record pour ne jouer que le podium pour essayer de ne rien toucher ou ne rien casser comme dans les étapes 4 et 7.
Q : Quelle a été lé décision la plus difficile à prendre pendant la course ?
A : Il y en a eu plusieurs mais j’essaye de bien y repenser d’une manière bien structurée. Cela rend plus facile l’analyse. Les décisions prises à terre sont plus difficiles que celles prises sur le bateau. Vous pouvez prendre une décision radicale sur l’eau si vous avez des opinions fortes et différentes. Pour moi je suis à 60/40 pour rester sur notre route actuelle, alors que certains à bord souhaiteraient vraiment que nous changions de bord. Normalement je dispose de meilleures informations et je les ressens mieux. Cela devient la vérité. Mais je ne suis pas toujours 100% sur de moi. Je ne veux donc pas me tromper quand quelqu’un a clairement une opinion différente. Mais je savais combien cela sera blessant par la suite et je ne continuais pas sur ma stratégie et nous avons perdu des places à cause de cela.
Heureusement cela n’est pas arrivé souvent. La clé est d’avoir une bonne communication avec le reste de l’équipage donc ils connaissent les grandes lignes importantes de ces décisions. C’est une des zones dans laquelle vous devez être constant, particulièrement quand vous êtes très fatigué alors que les relations sociales semblent disparaître et que toutes les ressources sont nécessaires pour analyser la suite.
Q : Avez-vous quelques regrets sur des décisions tactiques ?
A : Au cours de la huitième étape pour Mastrand. Nous savions où nous voulions aller, mais nous étions trop fatigués pour continuer à pousser le bateau du bon côté des bancs de sable. Nous n’avons pas viré assez tôt alors que la bascule du vent n’était pas au rendez-vous. C’est une bêtise. Cela souligne l’importance d’une pensée à long terme et une volonté sans faille pour courir la Volvo.
Source : Volvo Ocean Race
Traduction : GMo.
18-01-2010 > Article
Adonnante.com vous conseille
» www.volvooceanrace.org
Traduction : GMo.
18-01-2010 > Article
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» www.volvooceanrace.org








