Une vraie joie d’arriver
Toujours aux avant-postes et dans le match de cette Solidaire du Chocolat, Damien Seguin et Armel Tripon prennent la 4ème place. Ils ont coupé la ligne d’arrivée ce lundi 16 novembre à 3 heures 41 minutes et 50 secondes, heure française, après 28 jours, 10 heures, 51 minutes et 55 secondes de course.
Les deux skippers nantais décrochent un résultat à la hauteur de cette course d’exigence marquée par la virulence des conditions météo. La 5ème place revient aux Britanniques Tim Wright et Nicko Brennan, qui signent à bord de Sail4Cancer une formidable performance. Arrivés à 13h47 (HF), ils composent en effet le premier équipage d’amateurs qui en termine avec cette épreuve longue de 5 000 milles (9 260 km) à travers l’Atlantique et la mer des Caraïbes…
Enthousiastes, motivés, Damien et Armel n’ont jamais rien laissé au hasard et se sont toujours donnés les chances de bien figurer au classement. Eprouvés par le passage des six dépressions sur l’Atlantique, déplorant des problèmes récurrents d’énergie, les deux complices ont pris la décision de faire une courte escale à Saint-Barthélémy pour réparer leur courroie d’alternateur. Après 3 heures et 1 minutes d’arrêt au port Gustavia, l’équipage de Cargill-MTTM avait alors refait le plein d’énergie au propre et figuré et repris les chemins de la course avec la ferme intention de se faire une place au soleil du podium de la course. Le peu d’opportunités offertes aux coups tactiques ne leur ont malheureusement pas laissé la chance de venir bousculer la hiérarchie établie en mer des Caraïbes. A 7,33 nœuds de moyenne, Damien Seguin et Armel Tripon sont venus à bout d’un parcours de 5 000 milles (9 260 km) entre la France et le Mexique.
Armel Tripon : Des envies de Rhum »
« C’est une vraie joie d’arriver… Et cet accueil, cela m’a rappelé ma victoire sur la Transat 6.50 à Salvador de Bahia. Avec Damien, nous avons toujours été en phase et j’ai vraiment apprécié de disputer une course en double avec quelqu’un de mon âge. Les dépressions, on ne les comptait même plus. Notre objectif a toujours été d’aller vite et de finir dans les cinq. Nous n’avons pas de regret pour le podium : nous savions que si nous faisions une escale, cela devenait vraiment plus compliqué. Jusqu’à la Jamaïque, nous avons essayé d’être opportunistes, mais après on avait plus grand chose à faire. Les conditions que nous avons rencontrées n’ont pas été dantesques et toujours navigables. Les Class 40 sont des bateaux très marins et on s’est toujours senti en sécurité. C’est vraiment une classe qui a tous les atouts pour monter en puissance. Nous avons disputé une très belle course. Nous avons vécu des moments de glisse exceptionnels, cela m’a donné des envies de Route du Rhum. »
Damien Seguin : « Un bon duo »
« Cette arrivée, cela fait longtemps qu’on attend ça avec impatience. Nous avons disputé une course de marins. Nous terminons mieux que beaucoup d’entre nous et j’ai vraiment la satisfaction que nous avons bien géré le quotidien. Cette arrivée, c’est une belle victoire pour nous, nous avons fait une course très propre et nous avons formé un duo super sympa. Partir un mois en mer en double n’est jamais une mince affaire. Mais sur cette Solidaire, ce fût que du bonheur! Armel a cette qualité du coureur au large de ne jamais se stresser outre mesure tout en gardant une volonté farouche de gagner. Au final on n’a jamais rien lâché, on s’est battu comme des chiens… Tout cela dans un super état d’esprit et en prenant malgré des conditions difficiles un maximum de plaisir ! »
Cinq bateaux en 40 milles
Plus en arrière, au sud de la République Dominicaine, le suspense reste entier et rien n’est encore joué. Les 1 000 milles qui restent à parcourir pour en terminer avec cette Solidaire du Chocolat s’annoncent riches de surprises et propices à de nouveaux coups de théâtre. Les passages de grains et les conditions aléatoires générées par une formation orageuse ont en effet favorisé un net regroupement de la flotte. Cinq bateaux - de Plan, les enfants changeront le monde (Lazat-Nouel) à Crédit Maritime (Carpentier-Maldonado), en passant par Adriatech (Consorte-Aubry), Orbis (Card, Murphy) et Keysource (West-Worswirck) - se tiennent en 40 milles. Après la grande traversée océanique, place désormais à une grande régate côtière.
Tim Wright : « Une dernière semaine difficile »
« C’est un soulagement d’en finir, cela fait du bien quand ça s’arrête. La course a été très difficile et très longue. Le passage de la porte de Saint-Barth reste un moment particulier : à la fois c’était sympa, mais aussi un peu ingrat de savoir qu’il restait encore 1 500 milles à parcourir. La dernière semaine n’a pas été simple avec le vent très instable en force en direction : dur pour les nerfs ! Mais nous sommes heureux d’avoir disputé cette belle course qui nous a mis à très rude épreuve, même si à l’heure de couper la ligne, pour ma part, je ne suis pas sûr d’avoir envie de rééditer et de me relancer dans un tel challenge. Nous n’avons vraiment pas été épargnés par les conditions météo et nous avons fait notre route seuls, sans jamais rencontrer un autre bateau. »
Deux autres bateaux attendus à bon port à Progreso
La soirée s’annonce animée à Progreso qui attend de pied ferme l’arrivée de Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva. A bord de Desafio Cabo de Hornos, les Chiliens doivent couper la ligne ce lundi entre 18 et 19h, heure locale (2 et 3h du matin, heure française). A suivre aussi l’arrivée à bon port en terre Yucatan de 40 Degrees. Le Class 40 mené par les Britanniques Peter Harding et Miranda Merron suit en 7ème position à 30 milles derrière. Le duo mixte doit en finir entre 20h et 22h, heure locale (entre 3h et 5h du matin, heure française).
Mots chocs
Miranda Merron (40 Degrees) : « Après l'horrible nuit nous avons eue hier, le vent est rentré juste avant l'aube et nous avons eu droit à une journée magnifique de navigation en mer des Caraïbes. Nous traversons le canal du Yucatan. Il y a 2,5 nœuds de courant qui nous pousse. Dans 30 miles, nous serons à la pointe nord-est de la terre, et il nous restera 150 milles pour rallier Progreso. Ce lundi matin, nous sommes à 200 miles à l'arrivée de cette course transatlantique 5 000 milles, qui ne se sera pas disputée dans la douceur : c'est la voile après tout ! »
Enthousiastes, motivés, Damien et Armel n’ont jamais rien laissé au hasard et se sont toujours donnés les chances de bien figurer au classement. Eprouvés par le passage des six dépressions sur l’Atlantique, déplorant des problèmes récurrents d’énergie, les deux complices ont pris la décision de faire une courte escale à Saint-Barthélémy pour réparer leur courroie d’alternateur. Après 3 heures et 1 minutes d’arrêt au port Gustavia, l’équipage de Cargill-MTTM avait alors refait le plein d’énergie au propre et figuré et repris les chemins de la course avec la ferme intention de se faire une place au soleil du podium de la course. Le peu d’opportunités offertes aux coups tactiques ne leur ont malheureusement pas laissé la chance de venir bousculer la hiérarchie établie en mer des Caraïbes. A 7,33 nœuds de moyenne, Damien Seguin et Armel Tripon sont venus à bout d’un parcours de 5 000 milles (9 260 km) entre la France et le Mexique.
Armel Tripon : Des envies de Rhum »
« C’est une vraie joie d’arriver… Et cet accueil, cela m’a rappelé ma victoire sur la Transat 6.50 à Salvador de Bahia. Avec Damien, nous avons toujours été en phase et j’ai vraiment apprécié de disputer une course en double avec quelqu’un de mon âge. Les dépressions, on ne les comptait même plus. Notre objectif a toujours été d’aller vite et de finir dans les cinq. Nous n’avons pas de regret pour le podium : nous savions que si nous faisions une escale, cela devenait vraiment plus compliqué. Jusqu’à la Jamaïque, nous avons essayé d’être opportunistes, mais après on avait plus grand chose à faire. Les conditions que nous avons rencontrées n’ont pas été dantesques et toujours navigables. Les Class 40 sont des bateaux très marins et on s’est toujours senti en sécurité. C’est vraiment une classe qui a tous les atouts pour monter en puissance. Nous avons disputé une très belle course. Nous avons vécu des moments de glisse exceptionnels, cela m’a donné des envies de Route du Rhum. »
Damien Seguin : « Un bon duo »
« Cette arrivée, cela fait longtemps qu’on attend ça avec impatience. Nous avons disputé une course de marins. Nous terminons mieux que beaucoup d’entre nous et j’ai vraiment la satisfaction que nous avons bien géré le quotidien. Cette arrivée, c’est une belle victoire pour nous, nous avons fait une course très propre et nous avons formé un duo super sympa. Partir un mois en mer en double n’est jamais une mince affaire. Mais sur cette Solidaire, ce fût que du bonheur! Armel a cette qualité du coureur au large de ne jamais se stresser outre mesure tout en gardant une volonté farouche de gagner. Au final on n’a jamais rien lâché, on s’est battu comme des chiens… Tout cela dans un super état d’esprit et en prenant malgré des conditions difficiles un maximum de plaisir ! »
Cinq bateaux en 40 milles
Plus en arrière, au sud de la République Dominicaine, le suspense reste entier et rien n’est encore joué. Les 1 000 milles qui restent à parcourir pour en terminer avec cette Solidaire du Chocolat s’annoncent riches de surprises et propices à de nouveaux coups de théâtre. Les passages de grains et les conditions aléatoires générées par une formation orageuse ont en effet favorisé un net regroupement de la flotte. Cinq bateaux - de Plan, les enfants changeront le monde (Lazat-Nouel) à Crédit Maritime (Carpentier-Maldonado), en passant par Adriatech (Consorte-Aubry), Orbis (Card, Murphy) et Keysource (West-Worswirck) - se tiennent en 40 milles. Après la grande traversée océanique, place désormais à une grande régate côtière.
Tim Wright : « Une dernière semaine difficile »
« C’est un soulagement d’en finir, cela fait du bien quand ça s’arrête. La course a été très difficile et très longue. Le passage de la porte de Saint-Barth reste un moment particulier : à la fois c’était sympa, mais aussi un peu ingrat de savoir qu’il restait encore 1 500 milles à parcourir. La dernière semaine n’a pas été simple avec le vent très instable en force en direction : dur pour les nerfs ! Mais nous sommes heureux d’avoir disputé cette belle course qui nous a mis à très rude épreuve, même si à l’heure de couper la ligne, pour ma part, je ne suis pas sûr d’avoir envie de rééditer et de me relancer dans un tel challenge. Nous n’avons vraiment pas été épargnés par les conditions météo et nous avons fait notre route seuls, sans jamais rencontrer un autre bateau. »
Deux autres bateaux attendus à bon port à Progreso
La soirée s’annonce animée à Progreso qui attend de pied ferme l’arrivée de Felipe Cubillos et Daniel Bravo Silva. A bord de Desafio Cabo de Hornos, les Chiliens doivent couper la ligne ce lundi entre 18 et 19h, heure locale (2 et 3h du matin, heure française). A suivre aussi l’arrivée à bon port en terre Yucatan de 40 Degrees. Le Class 40 mené par les Britanniques Peter Harding et Miranda Merron suit en 7ème position à 30 milles derrière. Le duo mixte doit en finir entre 20h et 22h, heure locale (entre 3h et 5h du matin, heure française).
Mots chocs
Miranda Merron (40 Degrees) : « Après l'horrible nuit nous avons eue hier, le vent est rentré juste avant l'aube et nous avons eu droit à une journée magnifique de navigation en mer des Caraïbes. Nous traversons le canal du Yucatan. Il y a 2,5 nœuds de courant qui nous pousse. Dans 30 miles, nous serons à la pointe nord-est de la terre, et il nous restera 150 milles pour rallier Progreso. Ce lundi matin, nous sommes à 200 miles à l'arrivée de cette course transatlantique 5 000 milles, qui ne se sera pas disputée dans la douceur : c'est la voile après tout ! »
Source : Profil Grand Large
16-11-2009 > Communiqué de presse
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