La Volvo selon Knut Frostad
Knut Frostad, le directeur de la Volvo Ocean Race, a pris le temps de revenir sur cette édition pour livrer ses impressions mais aussi pour réfléchir sur la prochaine épreuve.
Quelle a été la plus grande différence entre votre expérience de compétiteur et celle d’organisateur ?
Il y a tant d’intervenants dans cette épreuve avec tout autant d’objectifs différents qu’il est extrêmement important de cristalliser la stratégie générale et définir des objectifs qui fonctionneront pour tout le monde et qui vous permettent de travailler ensemble pour atteindre un objectif commun.
Bien sur l’objectif principal pour les équipes est de remporter l’épreuve et de maximiser le retour sur investissement du sponsor. Cette course est un réel management des attentes, sur la gestion des choses non prévues et celles imprévisibles, et ce que vous soyez marin ou directeur.
Vous devez apprendre à composer avec des choses sur le très court terme. Beaucoup de chose dans le monde sont prévisibles. Cette épreuve ne l’est pas. En tant qu’organisateur, c’est en plus une course autour du monde. En tant qu’organisateur, nous ne savons pas sur quoi nous allons travailler avant que cela ne nous tombe dessus. Vous devez faire face et vous adapter. J’aime cette manière de fonctionner avec ce côté imprévisible. C’est assez proche de la régate.
Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés en tant qu’organisateur de cette épreuve ?
Aujourd’hui je réalise que nous avons eux plus de challenges à faire face que nous l’avions imaginé. Cette épreuve est une énorme montagne à gravir et la satisfaction d’arriver à son sommet est immense même si vous ne gagnez pas l’épreuve. C’est l’essence même de la course que vous soyez un régatier ou un organisateur. Green Dragon a été un excellent exemple à ce sujet.
Cela a déjà été un exploit pour eux pour être sur la ligne de départ mais ils ont travaillé dur pour être prêts à s’élancer autour de la planète et dans le même temps ils ont fait un excellent résultat sur certaines étapes. Ils peuvent maintenant regarder en arrière et être fiers du travail accompli. De manière similaire nous nous fixons, en tant qu’organisateurs, des objectifs difficiles à atteindre et je suis fier que dans la majorité des cas nous avons réussi à les atteindre.
Quels succès retirez-vous de cette épreuve ?
Il est impossible pour moi de comparer l’épreuve courue en tant que compétiteur et celle-ci où j’étais le directeur car je ne recherchais pas les mêmes résultats. En tant que régatier vous n’avez pas toujours idée de l’ampleur de l’épreuve et du battage médiatique que cela génère car ce n’est pas votre priorité. La seule mesure que je peux avoir sont les chiffres fournies. En tant que compétiteur le côté le plus positif était cette régate interplanétaire au contact.
Cela a été l’une des plus dures compétitions de toute l’histoire de la Volvo. Les bateaux étaient si proches que cela en devenait exceptionnel. De très nombreuses équipes ont réussi à monter sur le podium. La marge de victoire d’Ericsson 4 n’était seulement que de neuf points. Une autre équipe aurait très bien pu remporter l’épreuve.
Bien que de nombreuses personnes donnaient Ericsson 4 supérieur au reste de la flotte cela n’était pas le cas. Je voyais d’autres bateaux capables de remporter l’épreuve. Téléfonica Blue ou Puma, par exemple, pouvaient remporter cette Volvo si les choses avaient été plus positives dans certains domaines au cours de certaines étapes. Ericsson 4 était toujours au rendez-vous et leur victoire a été plus que logique.
Un autre point positif a été la globalisation de l’épreuve. Il y avait un fort parfum d’international entre les marins, les visiteurs sur les villages et les médias. Les chiffres de visite ont été beaucoup plus importants sur cette édition. Le nombre de visiteurs qui sont venus à Alicante, Galway, Stockholm, Cochin et Qingdao était tout simplement impressionnant. Cela a été réellement positif pour l’épreuve. Nous avons ainsi démontré que cette course fonctionne grâce à sa nouvelle et innovante plateforme technique comme la chaine mobile et les jeux en ligne sur lequel nous avons enregistré plus de 220 000 joueurs de 180 pays.
Comment les nouveaux pays ont accueilli l’épreuve ?
C’est extrêmement important pour une course d’explorer de nouvelles régions et de nouveaux pays comme la Chine. L’accueil du public à qingdao a été énorme avec près de 400 000 visiteurs sur le village. 65% de notre traffic WAP sur notre site mobile provenait de la Chine. Avec un partenariat avec CCTV nous avons atteint une audience de plus de 260 millions d’auditeurs en milieu d’édition et l’escale de Qingdao a vu s’accréditer 420 journalistes de huit pays différents.
L’un de nos objectifs sur cette étape à Qingdao a été d’apporter une image de l’élite de la voile dans ce pays et de susciter l’intérêt et l’implication des jeunes régatiers chinois. Le fait d’avoir un bateau sino-irlandais dans cette édition ainsi que des régatiers chinois dans les équipages nous a aidé énormément dans cette objectif.
La China a réussi, dans une période très courte, a devenir l’un des plus grands joueurs de la Volvo Ocean Race. La Chine a pris cette épreuve comme elle l’a glorifiée en tant que sport extrême et un challenge énorme autour du monde. Guo Chuan, le marin chinois à bord de Green Dragon, a réalisé un excellent travail. Il a eu une approche positive et rafraichissante.
Quelles sont les zones qui peuvent être améliorées ?
Dans certaines situations nous nous sommes mis dans le rouge. Nous nous sommes plongés sur le sujet trop tardivement. Même trois mois avant le début de l’épreuve nous avions beaucoup de choses à réaliser. Ils y avaient beaucoup de choses que nous aurions pu faire plus tôt. Nous devons nous souvenir que pour les organisateurs, les coureurs et les parties prenantes, le temps est l’un des atouts les plus précieux.
Ericsson a débuter plus tôt que les autres équipes. C’est pourquoi ils étaient mieux préparés et pourquoi leur performance globale a été meilleure que celle de leurs rivaux. C’est la même chose pour nous, le temps est absolument essentiel. Donc pour 2011-2012 nous devons être prêts encore plus tôt.
Quels sont les plans pour l’édition de 2011-2012 ?
Il y a de nombreuses bases solides pour le futur de l’épreuve. Le port d’Alicante va nous accueillir et sera ville de départ pour les trois prochaines éditions. Les quartiers généraux seront aussi situés à Alicante où nous allons installer les infrastructures qui nous permettrons de lancer le planning de la prochaine édition.
Nous avons déjà de nombreuses demandes de la part de syndicats pour participer à la prochaine édition et la recherche de ports d’accueil est déjà commencée. Nous avons eu de très nombreuses réponses de ports à travers le monde qui attendent de devenir une escale de la prochaine édition. Nous avons entrepris d’étudier de manière approfondie la prochaine épreuve et nous avons demandé les retours des nombreuses parties prenantes.
Nous nous sommes efforcées de penser à la réduction des coûts tout en gardant l’aspect de compétition. Nous avons identifié les zones sur lesquelles nous pouvons faire des économies de budget pour les futurs participants. Commercialement nous n’avons jamais été aussi forts que dans ce climat économique difficile. Même dans des temps durs il y en a qui s’en sortent et nous devons faire partie de ces vainqueurs.
A quoi va ressembler la prochaine édition ?
D’un point de vue compétitif nous avons plus de 50 équipes qui sont intéressées à différents niveaux. Il ya de grands noms de la voile que j’ai toujours voulu retrouver dans la course et qui sont maintenant intéressés de se retrouver sur la ligne de départ. Cela inclut des coureurs et des sponsors et tout particulièrement les français. Il y a une réelle chance d’avoir une équipe française dans la prochaine édition.
Dans la flotte actuelle la majorité des participants souhaite y retourner avec les mêmes sponsors. Je ne me souviens pas de ce qui s’est produit avant. Ericsson a déjà participé à deux éditions et on peut imaginer que Telefonica est la même société que celle engagée en 2005-06. Aujourd’hui nous avons aussi PUMA et Delta Lloyd qui travaille sur le sujet. C’est très positif. Cette course est, pour l’heure, une très belle opportunité.
Quelles seront les différences dans le futur règlement ?
D’un point de vue général les nouvelles règles prennent en compte les modifications apportées au cours de cette épreuve. Elles refléteront particulièrement le souhait de minimiser les coûts sur des points dans certains domaines que nous avons identifiés. Ces derniers peuvent être atteints facilement. Nous avons regardé dans tous les coins pour trouver où nous pourrions faire des économies.
Nous espérons pouvoir les réaliser autant que possible dans la fenêtre de temps qui nous est donnée. Il est évident que si nous avions plus de temps nous aurions pu faire encore mieux, mais au jour d’aujourd’hui il faut faire un choix, c’est ce qui a été fait. Nous travaillons pour annoncer ces nouvelles règles d’ici à fin septembre.
Quelles sont vos inspirations pour cette épreuve dans le long terme ?
J’ai beaucoup réfléchi à la manière de faire aller de l’avant cette épreuve et comment la développer. Bien sur nous regardons aussi ce qui se fait à côté dans les autres sports, même si nous devons toujours nous souvenir de l’essence même de cette épreuve unique. Le fait de faire tourner cette course autour de la planète créé ce charme. Il faut nous assurer que nous nous sommes préparés aussi bien que nous pourrions le faire avant que les surprises n’arrivent.
La plateforme globale est unique pour cette épreuve avec ce tel héritage et toute cette histoire que nous transmettons d’édition en édition. Je veux élargir notre audience sur de nouveaux horizons. En se basant sur ce qui a été entrepris dans cette édition et sur la plateforme que nous mettons en place pour 2011-12 et après, l’avenir semble nous sourire.
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Bien sur l’objectif principal pour les équipes est de remporter l’épreuve et de maximiser le retour sur investissement du sponsor. Cette course est un réel management des attentes, sur la gestion des choses non prévues et celles imprévisibles, et ce que vous soyez marin ou directeur.
Vous devez apprendre à composer avec des choses sur le très court terme. Beaucoup de chose dans le monde sont prévisibles. Cette épreuve ne l’est pas. En tant qu’organisateur, c’est en plus une course autour du monde. En tant qu’organisateur, nous ne savons pas sur quoi nous allons travailler avant que cela ne nous tombe dessus. Vous devez faire face et vous adapter. J’aime cette manière de fonctionner avec ce côté imprévisible. C’est assez proche de la régate.
Quels sont les problèmes que vous avez rencontrés en tant qu’organisateur de cette épreuve ?
Aujourd’hui je réalise que nous avons eux plus de challenges à faire face que nous l’avions imaginé. Cette épreuve est une énorme montagne à gravir et la satisfaction d’arriver à son sommet est immense même si vous ne gagnez pas l’épreuve. C’est l’essence même de la course que vous soyez un régatier ou un organisateur. Green Dragon a été un excellent exemple à ce sujet.
Cela a déjà été un exploit pour eux pour être sur la ligne de départ mais ils ont travaillé dur pour être prêts à s’élancer autour de la planète et dans le même temps ils ont fait un excellent résultat sur certaines étapes. Ils peuvent maintenant regarder en arrière et être fiers du travail accompli. De manière similaire nous nous fixons, en tant qu’organisateurs, des objectifs difficiles à atteindre et je suis fier que dans la majorité des cas nous avons réussi à les atteindre.
Quels succès retirez-vous de cette épreuve ?
Il est impossible pour moi de comparer l’épreuve courue en tant que compétiteur et celle-ci où j’étais le directeur car je ne recherchais pas les mêmes résultats. En tant que régatier vous n’avez pas toujours idée de l’ampleur de l’épreuve et du battage médiatique que cela génère car ce n’est pas votre priorité. La seule mesure que je peux avoir sont les chiffres fournies. En tant que compétiteur le côté le plus positif était cette régate interplanétaire au contact.
Cela a été l’une des plus dures compétitions de toute l’histoire de la Volvo. Les bateaux étaient si proches que cela en devenait exceptionnel. De très nombreuses équipes ont réussi à monter sur le podium. La marge de victoire d’Ericsson 4 n’était seulement que de neuf points. Une autre équipe aurait très bien pu remporter l’épreuve.
Bien que de nombreuses personnes donnaient Ericsson 4 supérieur au reste de la flotte cela n’était pas le cas. Je voyais d’autres bateaux capables de remporter l’épreuve. Téléfonica Blue ou Puma, par exemple, pouvaient remporter cette Volvo si les choses avaient été plus positives dans certains domaines au cours de certaines étapes. Ericsson 4 était toujours au rendez-vous et leur victoire a été plus que logique.
Un autre point positif a été la globalisation de l’épreuve. Il y avait un fort parfum d’international entre les marins, les visiteurs sur les villages et les médias. Les chiffres de visite ont été beaucoup plus importants sur cette édition. Le nombre de visiteurs qui sont venus à Alicante, Galway, Stockholm, Cochin et Qingdao était tout simplement impressionnant. Cela a été réellement positif pour l’épreuve. Nous avons ainsi démontré que cette course fonctionne grâce à sa nouvelle et innovante plateforme technique comme la chaine mobile et les jeux en ligne sur lequel nous avons enregistré plus de 220 000 joueurs de 180 pays.
Comment les nouveaux pays ont accueilli l’épreuve ?
C’est extrêmement important pour une course d’explorer de nouvelles régions et de nouveaux pays comme la Chine. L’accueil du public à qingdao a été énorme avec près de 400 000 visiteurs sur le village. 65% de notre traffic WAP sur notre site mobile provenait de la Chine. Avec un partenariat avec CCTV nous avons atteint une audience de plus de 260 millions d’auditeurs en milieu d’édition et l’escale de Qingdao a vu s’accréditer 420 journalistes de huit pays différents.
L’un de nos objectifs sur cette étape à Qingdao a été d’apporter une image de l’élite de la voile dans ce pays et de susciter l’intérêt et l’implication des jeunes régatiers chinois. Le fait d’avoir un bateau sino-irlandais dans cette édition ainsi que des régatiers chinois dans les équipages nous a aidé énormément dans cette objectif.
La China a réussi, dans une période très courte, a devenir l’un des plus grands joueurs de la Volvo Ocean Race. La Chine a pris cette épreuve comme elle l’a glorifiée en tant que sport extrême et un challenge énorme autour du monde. Guo Chuan, le marin chinois à bord de Green Dragon, a réalisé un excellent travail. Il a eu une approche positive et rafraichissante.
Quelles sont les zones qui peuvent être améliorées ?
Dans certaines situations nous nous sommes mis dans le rouge. Nous nous sommes plongés sur le sujet trop tardivement. Même trois mois avant le début de l’épreuve nous avions beaucoup de choses à réaliser. Ils y avaient beaucoup de choses que nous aurions pu faire plus tôt. Nous devons nous souvenir que pour les organisateurs, les coureurs et les parties prenantes, le temps est l’un des atouts les plus précieux.
Ericsson a débuter plus tôt que les autres équipes. C’est pourquoi ils étaient mieux préparés et pourquoi leur performance globale a été meilleure que celle de leurs rivaux. C’est la même chose pour nous, le temps est absolument essentiel. Donc pour 2011-2012 nous devons être prêts encore plus tôt.
Quels sont les plans pour l’édition de 2011-2012 ?
Il y a de nombreuses bases solides pour le futur de l’épreuve. Le port d’Alicante va nous accueillir et sera ville de départ pour les trois prochaines éditions. Les quartiers généraux seront aussi situés à Alicante où nous allons installer les infrastructures qui nous permettrons de lancer le planning de la prochaine édition.
Nous avons déjà de nombreuses demandes de la part de syndicats pour participer à la prochaine édition et la recherche de ports d’accueil est déjà commencée. Nous avons eu de très nombreuses réponses de ports à travers le monde qui attendent de devenir une escale de la prochaine édition. Nous avons entrepris d’étudier de manière approfondie la prochaine épreuve et nous avons demandé les retours des nombreuses parties prenantes.
Nous nous sommes efforcées de penser à la réduction des coûts tout en gardant l’aspect de compétition. Nous avons identifié les zones sur lesquelles nous pouvons faire des économies de budget pour les futurs participants. Commercialement nous n’avons jamais été aussi forts que dans ce climat économique difficile. Même dans des temps durs il y en a qui s’en sortent et nous devons faire partie de ces vainqueurs.
A quoi va ressembler la prochaine édition ?
D’un point de vue compétitif nous avons plus de 50 équipes qui sont intéressées à différents niveaux. Il ya de grands noms de la voile que j’ai toujours voulu retrouver dans la course et qui sont maintenant intéressés de se retrouver sur la ligne de départ. Cela inclut des coureurs et des sponsors et tout particulièrement les français. Il y a une réelle chance d’avoir une équipe française dans la prochaine édition.
Dans la flotte actuelle la majorité des participants souhaite y retourner avec les mêmes sponsors. Je ne me souviens pas de ce qui s’est produit avant. Ericsson a déjà participé à deux éditions et on peut imaginer que Telefonica est la même société que celle engagée en 2005-06. Aujourd’hui nous avons aussi PUMA et Delta Lloyd qui travaille sur le sujet. C’est très positif. Cette course est, pour l’heure, une très belle opportunité.
Quelles seront les différences dans le futur règlement ?
D’un point de vue général les nouvelles règles prennent en compte les modifications apportées au cours de cette épreuve. Elles refléteront particulièrement le souhait de minimiser les coûts sur des points dans certains domaines que nous avons identifiés. Ces derniers peuvent être atteints facilement. Nous avons regardé dans tous les coins pour trouver où nous pourrions faire des économies.
Nous espérons pouvoir les réaliser autant que possible dans la fenêtre de temps qui nous est donnée. Il est évident que si nous avions plus de temps nous aurions pu faire encore mieux, mais au jour d’aujourd’hui il faut faire un choix, c’est ce qui a été fait. Nous travaillons pour annoncer ces nouvelles règles d’ici à fin septembre.
Quelles sont vos inspirations pour cette épreuve dans le long terme ?
J’ai beaucoup réfléchi à la manière de faire aller de l’avant cette épreuve et comment la développer. Bien sur nous regardons aussi ce qui se fait à côté dans les autres sports, même si nous devons toujours nous souvenir de l’essence même de cette épreuve unique. Le fait de faire tourner cette course autour de la planète créé ce charme. Il faut nous assurer que nous nous sommes préparés aussi bien que nous pourrions le faire avant que les surprises n’arrivent.
La plateforme globale est unique pour cette épreuve avec ce tel héritage et toute cette histoire que nous transmettons d’édition en édition. Je veux élargir notre audience sur de nouveaux horizons. En se basant sur ce qui a été entrepris dans cette édition et sur la plateforme que nous mettons en place pour 2011-12 et après, l’avenir semble nous sourire.
Source : Volvo Ocean Race
Traduction : GMo.
15-07-2009 > Article
Adonnante.com vous conseille
» www.volvooceanrace.org
Traduction : GMo.
15-07-2009 > Article
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