Monocoque vs multicoque ou l’avenir de l’America’s Cup
Avec les actions en justice qui se sont déroulées ces dernières années au sujet du format et du futur de l’America’s Cup de nombreuses spéculations circulent sur l’effet du prochain DoG Match sur le match race en général.
La Coupe de l’America a toujours était une épreuve phare pour faire naitre de nouveaux talents dans ce qu’il y a de plus excitant dans notre sport. Même les meilleurs match racers ne sont pas obligatoire pour remporter l’épreuve. Généralement le bateau le plus rapide et le mieux préparé remportait les débats au dépens des plus fins stratégistes.
Mais l’évolution constante de la jauge vers une « box rule » a engendré des bateaux trés proches comme on a pu le voir lors de la dernière épreuve qui s’est déroulée à Valence en 2007 sur des ACC Version 5. Les connaissances en match racing étaient donc nécessaire plus que jamais pour remporter le Graal.
Même si l’avenir de la Coupe reste flou de très nombreuses équipes se sont maintenues à jour en participant au World Tour pour rester au sommet de la discipline et ne souffrir d’aucun break d’ici une possible reprise des négociations. Négociations qu’il faudra reprendre après le DoG Match entre le Defender (Alinghi) et le Challenger (BMW Oracle Racing). Cette Coupe sera un duel sans précédent entre deux maxi multicoques. Quel effet cela aura-t-il sur la discipline du match racing ?
Tout d’abord il faut préciser que le match racing en multicoque a connu des précédents depuis le début des années 1960. De manière irrégulière des équipes se sont affrontées lors de la « Petite Coupe de l’America » sur des Class C, ces catamarans véritables laboratoires et précurseurs dans de nombreux domaines technologiques et architecturaux pour la course en multicoque, tout comme l’est La Coupe de l’America pour les monocoques depuis de nombreuses années. Quelle soit petite ou grande ce sont toujours les bateaux les plus rapides qui ont remporté la Coupe.
Ensuite il ne faut pas oublier l’America’s Cup qui s’est déroulée en 1998 où un Elliot, le multicoque américain (Stars & Stripes) a défié Goliath, le monocoque géant néozélandais. Là encore la victoire a donné raison au plus rapide.
Mais les multicoques ne sont, par nature, que peu manœuvrants, donc pour toutes les actions au contact seront bien différentes que ce que l’on a l’habitude de voir avec les monocoques. Ainsi la tactique et la stratégie seront à réinventer. En sachant cela le Defender et le Challenger doivent s’entraîner au maximum pour connaitre leur bateau. Les effets sur le World Tour ont été immédiat : Ed Baird, le barreur d’Alinghi, a quitté l’épreuve pour se consacrer au perfectionnement de la conduite d’un multicoque.
Qu’apportera donc le DoG Match pour notre sport ?
La question est posée et Sébastien Col (FRA) de K-Challenge est optimiste. « Ce Match est une bonne chose pour la voile sportive, » confie-t-il au World Yacht Racing Forum. « Cela va aider au niveau de l’évolution technologique. Je ne suis pas convaincu sur l’aspect sportif de cette épreuve mais la Coupe de l’America a toujours été un challenge technologique. Maintenant cela changera-t-il la face de la voile sportive ? Je ne le pense pas. Cela donnerait trop d’importance à la Coupe alors que la Voile offre de nombreuses autres disciplines qui sont superbes. C’est un sport très riche. »
Pour Paolo Cian, Team Shosholoza, il en va de même. « La régate en elle-même sera surement ennuyante. Un monstre sera plus rapide que l’autre, » admet-il. « D’un autre côté c’est un projet très spécial et la technologie employée est fantastique. L’intérêt ne sera pas dans la régate en elle-même mais dans tout le reste. » Bien que Paolo Cian admette que l’épreuve sera à regarder, l’aspect match racing du DoG Match ne sera pas très intéressant. « Il va y avoir deux monstres qui vont se rencontrer et ce sera la première fois qu’une telle épreuve prendra place, » raconte-t-il. « Ce sera clairement quelque chose à ne pas manquer ! Mais une bonne épreuve de match racing ne peut avoir lieu qu’avec des bateaux qui sont à même de virer et d’empanner proprement et ce n’est pas le cas avec les multicoques. Avec le retour de la Coupe sur l’eau après son détour juridique, il faudra encore attendre quelques années pour que l’apogée de la discipline ne se fasse. Pour l’heure le summum du match racing est sans conteste le World Tour. »
Même si l’avenir de la Coupe reste flou de très nombreuses équipes se sont maintenues à jour en participant au World Tour pour rester au sommet de la discipline et ne souffrir d’aucun break d’ici une possible reprise des négociations. Négociations qu’il faudra reprendre après le DoG Match entre le Defender (Alinghi) et le Challenger (BMW Oracle Racing). Cette Coupe sera un duel sans précédent entre deux maxi multicoques. Quel effet cela aura-t-il sur la discipline du match racing ?
Tout d’abord il faut préciser que le match racing en multicoque a connu des précédents depuis le début des années 1960. De manière irrégulière des équipes se sont affrontées lors de la « Petite Coupe de l’America » sur des Class C, ces catamarans véritables laboratoires et précurseurs dans de nombreux domaines technologiques et architecturaux pour la course en multicoque, tout comme l’est La Coupe de l’America pour les monocoques depuis de nombreuses années. Quelle soit petite ou grande ce sont toujours les bateaux les plus rapides qui ont remporté la Coupe.
Ensuite il ne faut pas oublier l’America’s Cup qui s’est déroulée en 1998 où un Elliot, le multicoque américain (Stars & Stripes) a défié Goliath, le monocoque géant néozélandais. Là encore la victoire a donné raison au plus rapide.
Mais les multicoques ne sont, par nature, que peu manœuvrants, donc pour toutes les actions au contact seront bien différentes que ce que l’on a l’habitude de voir avec les monocoques. Ainsi la tactique et la stratégie seront à réinventer. En sachant cela le Defender et le Challenger doivent s’entraîner au maximum pour connaitre leur bateau. Les effets sur le World Tour ont été immédiat : Ed Baird, le barreur d’Alinghi, a quitté l’épreuve pour se consacrer au perfectionnement de la conduite d’un multicoque.
Qu’apportera donc le DoG Match pour notre sport ?
La question est posée et Sébastien Col (FRA) de K-Challenge est optimiste. « Ce Match est une bonne chose pour la voile sportive, » confie-t-il au World Yacht Racing Forum. « Cela va aider au niveau de l’évolution technologique. Je ne suis pas convaincu sur l’aspect sportif de cette épreuve mais la Coupe de l’America a toujours été un challenge technologique. Maintenant cela changera-t-il la face de la voile sportive ? Je ne le pense pas. Cela donnerait trop d’importance à la Coupe alors que la Voile offre de nombreuses autres disciplines qui sont superbes. C’est un sport très riche. »
Pour Paolo Cian, Team Shosholoza, il en va de même. « La régate en elle-même sera surement ennuyante. Un monstre sera plus rapide que l’autre, » admet-il. « D’un autre côté c’est un projet très spécial et la technologie employée est fantastique. L’intérêt ne sera pas dans la régate en elle-même mais dans tout le reste. » Bien que Paolo Cian admette que l’épreuve sera à regarder, l’aspect match racing du DoG Match ne sera pas très intéressant. « Il va y avoir deux monstres qui vont se rencontrer et ce sera la première fois qu’une telle épreuve prendra place, » raconte-t-il. « Ce sera clairement quelque chose à ne pas manquer ! Mais une bonne épreuve de match racing ne peut avoir lieu qu’avec des bateaux qui sont à même de virer et d’empanner proprement et ce n’est pas le cas avec les multicoques. Avec le retour de la Coupe sur l’eau après son détour juridique, il faudra encore attendre quelques années pour que l’apogée de la discipline ne se fasse. Pour l’heure le summum du match racing est sans conteste le World Tour. »
Source : World Match Racing Tour
Traduction : GMo.
24-06-2009 > Article
Adonnante.com vous conseille
» www.worldmatchracingtour.com
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