Les professionnels de la voile vivent-ils dans leur bulle ?
La Volvo Ocean Race et l’America’s Cup sont deux événements majeurs en voile ou encore, dans un autre monde, deux des plus gros budgets et salaires. Entre deux événements les marins régatent dans divers circuits comme l’Audi MedCup (TP52), le circuit des RC44 ou le World Match Raing Tour et y trouvent des retours financiers comme des salaires ou des primes de match.
Mais comment la voile peut créer de nouveaux talents et qu’elles sont les opportunités offertes demain à ces futurs champions ? Le World Yacht Racing Forum est allé au devant de Karol Jablonski (POL) et Paul Cayard (USA) pour répondre à ces questions.
WYRF : Y-a-t-il assez de jeunes régatiers et barreurs dans la Coupe ou dans la Volvo ?
Paul Cayard : Beaucoup de barreurs de l’America’s Cup vienent du World Match Racing Tour. C’est une très bonne base pour la Coupe. Seb Col (FRA) a été découvert par le Tour tout comme Peter Gilmour et bien d’autres. Il en est de même pour les équipiers. C’est un petit peu différent pour la Volvo Ocean Race car c’est une course au large. Nous savons qu’il est plus facile d’y accéder. Il y a des Classes qui limitent le nombre de professionnels, comme par exemple celle des RC44. C’est une bonne solution pour faire venir des jeunes qui ont ainsi l’opportunité d’être en contact avec des professionnels.
Karol Jablonski : Il vous faut beaucoup de temps pour acquérir l’expérience nécessaire à la pratique de la voile sportive. L’America’s Cup et la Volvo Ocean Race ne sont pas des écoles de voile. Seul le résultat compte. Il est difficile d’obtenir un travail dans les plus grandes épreuves. Vous devez avoir de bons contacts et être très impliqués. Les chefs de projet sont généralement conservateurs et emploient des personnes qui ont déjà un nom. Pour résumer c’est comme cela dans tous les emplois. »
WYRF : Est-ce que la voile professionnel est dans sa propre bulle avec les mêmes pros qui sautent d’une épreuve à une autre ?
PC : Un peu. Je pense que le mixage est d’environ 40%. Le fait qu’il vous faut de l’expérience est l’un des points clé. Une fois que vous y êtes rentrés vous pouvez naviguer au top niveau tant que vous restez en forme. Il y a de très nombreux exemples comme Buddy Melges, Paul Elvström …
KJ : C’est comme dans n’importe quel sport. Les meilleurs jouent au meilleur niveau. C’est comme dans la vie de tous les jours : les meilleurs patrons ne sont généralement pas très jeunes. Il ya moins d’argent dans la voile que dans d’autres sports, mais une bonne carrière peut durer plus longtemps.
WYRF : Quels sont les meilleurs supports pour un jeune régatier pour devenir professionnel ?
PC : En premier lieu vous devez avoir les compétences. Ensuite vous devez avoir l’opportunité de les montrer. Il y a deux solutions pour y parvenir : quelques Classes comme les TP52 ou les RC44 et les Jeux Olympiques. Les Jeux restent une bonne plateforme. De très nombreux pays offrent des programmes olympiques intéressants. En Nouvelle-Zélande la mentalité est axée sur lematch-racing, fait établi par Harold Bennett. Ce pays a mis beaucoup d’énergie sur le match racing depuis des années. C’est pourquoi il y a tant de bons marins kiwis. C’est une leçon intéressante pour les autres pays.
KJ : C’est ce qui nous manque aujourd’hui. Les épreuves de match race sont bien en place mais ce serait un meilleur tremplin si c’était une discipline olympique. Il devrait aussi y avoir un quillard aux Jeux. Cela permettrait aux jeunes marins d’apprendre à travailler dans une équipe. Pour le moment tout ce qu’ils peuvent faire pour acquérir de l’expérience c’est de naviguer sur des Melges 24, Melges 32 ou des bateaux similaires. Mais ce n’est pas la panacée ! En Pologne il n’y a pas de gros bateaux. Beaucoup de régatiers naviguent aux Jeux Olympiques puis arrêtent leur carrière. C’est du gâchis.
WYRF : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes régatiers qui souhaiteraient devenir professionnels ?
PC : Je leurs dirai qu’ils doivent essayer de naviguer avec les meilleurs et apprendre d’eux. Ils doivent être prêts à faire tout ce qu’il faut et à travailler dur.
KJ : Ils doivent rester en contact avec les meilleurs projets. Tout n’est qu’histoire de réseau et de rencontre de la bonne personne au bon moment. Vous devez être à même de sauter sur une opportunité et le faire pour rien si besoin. Je pense aussi que les jeunes régatiers doivent naviguer sur différents bateaux. Beaucoup d’entre eux ne naviguent que sur des supports olympiques et ils ne connaissent que cela. Naviguer sur des plus gros bateaux peuvent leur apporter des expériences bénéfiques pour leur campagne olympique et vice-versa.
WYRF : Y-a-t-il assez de jeunes régatiers et barreurs dans la Coupe ou dans la Volvo ?
Paul Cayard : Beaucoup de barreurs de l’America’s Cup vienent du World Match Racing Tour. C’est une très bonne base pour la Coupe. Seb Col (FRA) a été découvert par le Tour tout comme Peter Gilmour et bien d’autres. Il en est de même pour les équipiers. C’est un petit peu différent pour la Volvo Ocean Race car c’est une course au large. Nous savons qu’il est plus facile d’y accéder. Il y a des Classes qui limitent le nombre de professionnels, comme par exemple celle des RC44. C’est une bonne solution pour faire venir des jeunes qui ont ainsi l’opportunité d’être en contact avec des professionnels.
Karol Jablonski : Il vous faut beaucoup de temps pour acquérir l’expérience nécessaire à la pratique de la voile sportive. L’America’s Cup et la Volvo Ocean Race ne sont pas des écoles de voile. Seul le résultat compte. Il est difficile d’obtenir un travail dans les plus grandes épreuves. Vous devez avoir de bons contacts et être très impliqués. Les chefs de projet sont généralement conservateurs et emploient des personnes qui ont déjà un nom. Pour résumer c’est comme cela dans tous les emplois. »
WYRF : Est-ce que la voile professionnel est dans sa propre bulle avec les mêmes pros qui sautent d’une épreuve à une autre ?
PC : Un peu. Je pense que le mixage est d’environ 40%. Le fait qu’il vous faut de l’expérience est l’un des points clé. Une fois que vous y êtes rentrés vous pouvez naviguer au top niveau tant que vous restez en forme. Il y a de très nombreux exemples comme Buddy Melges, Paul Elvström …
KJ : C’est comme dans n’importe quel sport. Les meilleurs jouent au meilleur niveau. C’est comme dans la vie de tous les jours : les meilleurs patrons ne sont généralement pas très jeunes. Il ya moins d’argent dans la voile que dans d’autres sports, mais une bonne carrière peut durer plus longtemps.
WYRF : Quels sont les meilleurs supports pour un jeune régatier pour devenir professionnel ?
PC : En premier lieu vous devez avoir les compétences. Ensuite vous devez avoir l’opportunité de les montrer. Il y a deux solutions pour y parvenir : quelques Classes comme les TP52 ou les RC44 et les Jeux Olympiques. Les Jeux restent une bonne plateforme. De très nombreux pays offrent des programmes olympiques intéressants. En Nouvelle-Zélande la mentalité est axée sur lematch-racing, fait établi par Harold Bennett. Ce pays a mis beaucoup d’énergie sur le match racing depuis des années. C’est pourquoi il y a tant de bons marins kiwis. C’est une leçon intéressante pour les autres pays.
KJ : C’est ce qui nous manque aujourd’hui. Les épreuves de match race sont bien en place mais ce serait un meilleur tremplin si c’était une discipline olympique. Il devrait aussi y avoir un quillard aux Jeux. Cela permettrait aux jeunes marins d’apprendre à travailler dans une équipe. Pour le moment tout ce qu’ils peuvent faire pour acquérir de l’expérience c’est de naviguer sur des Melges 24, Melges 32 ou des bateaux similaires. Mais ce n’est pas la panacée ! En Pologne il n’y a pas de gros bateaux. Beaucoup de régatiers naviguent aux Jeux Olympiques puis arrêtent leur carrière. C’est du gâchis.
WYRF : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes régatiers qui souhaiteraient devenir professionnels ?
PC : Je leurs dirai qu’ils doivent essayer de naviguer avec les meilleurs et apprendre d’eux. Ils doivent être prêts à faire tout ce qu’il faut et à travailler dur.
KJ : Ils doivent rester en contact avec les meilleurs projets. Tout n’est qu’histoire de réseau et de rencontre de la bonne personne au bon moment. Vous devez être à même de sauter sur une opportunité et le faire pour rien si besoin. Je pense aussi que les jeunes régatiers doivent naviguer sur différents bateaux. Beaucoup d’entre eux ne naviguent que sur des supports olympiques et ils ne connaissent que cela. Naviguer sur des plus gros bateaux peuvent leur apporter des expériences bénéfiques pour leur campagne olympique et vice-versa.
Source : MaxComm Communication
Traduction : GMo.
23-06-2009 > Article
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» www.worldyachtracingforum.com
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23-06-2009 > Article
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