La Classe des Star vue par Mark Reynolds
L’américain Mark Reynolds connaît deux ou trois choses sur la Classe des Star. Son père a été finaliste par deux fois des sélections olympiques (en 1964 et 1968), et Mark a remporté deux titres de Champion du Monde de Star. Sur ScuttleButt Europe il est possible de lire une réflexion de Mark Reynolds sur cette Classe à quelques jours des premières épreuves préolympiques de la discipline.
ScuttleBut Europe : La Classe des Star a une longue réputation d’attirer les meilleurs régatiers, mais ce support est cher. Le désir de réussite de ces marins chasse-t-il de la Classe un trop grand nombre de personne ?
Mark Reynolds : La Classe des Star continue d’attirer des très bons régatiers et les Classes olympiques sont chères lorsque l’on veut régater au meilleur niveau. Le souhait de réussir à pousser les sports olympiques a un échelon très élevé, requérant une plus grande implication en temps et en argent et le coût des équipements n’est pas la seule cause. En voile il y a toujours de nombreuses Classes qui sont composées d’une mixité entre les amateurs et les professionnels. Notre Classe est certainement l’un des meilleurs exemples. Cependant le fossé entre les amateurs et les pros ne cessent de s’agrandir et c’est un véritable challenge pour la Classe que de protéger au mieux ces deux groupes.
Le coût des équipements est en question mais ce n’est pas dans ce domaine que l’argent est le plus dépensé par les pros, mais il reste un problème pour les amateurs. La plus grande augmentation dans les prix des bateaux (qui ont tous été construits en Europe depuis le milieu des années a été à mettre à l’actif de l’effondrement du dollar par rapport à l’euro sur les sept dernières années avec même un coût supérieur à 80% l’an dernier comparé à 2001. Ce phénomène a aussi augmenté les coûts d’une campagne en Europe pour les Américains. L’un des grands avantages de la Classes des Star est son fort marché de l’occasion et le fait que les bateaux restent compétitifs sur une longue période. Cela aide les pros à réduire leurs coûts qui gardent leurs actifs longtemps tout comme les amateurs qui peuvent disposer de bons matériels à prix réduits.
SE : La Classe a récemment voté la limitation du coaching sur l’eau. Qu’elle est votre opinion sur cette règle ?
MR : Sincèrement je ne pense pas que la nouvelle réglementation engendrera de grand changement, en tout cas quand on parle de réduction des coachs sur le plan d’eau. Ils u a plusieurs raisons de limiter le coaching. Personne n’aime les bateaux à moteur utilisés pour cela qui génèrent des vagues et tout le monde est d’accord qu’aujourd’hui il est préférable de préserver l’environnement. Il y aussi des risques de collisions. Je vu le résultat que cela peut occasionner lors des dernières olympiades en Chine alors qu’un coach est entré en collision avec un Tornado. De plus il me reste toujours en mémoire l’américaine Kimberly Birkenfeld qui a été éjectée de sa planche par un coach lors des préolympiques d’Athènes en 2002.
Le nouveau règlement va empêcher ceux qui utilisent des coachs pour obtenir des informations sur le plan d’eau avant la course et je pense que c’est une bonne chose. Le problème n’est pas du faît que certains coachs pourraient donner des indications à leurs bateaux pendant une manche, je ne l’ai jamais vu. Les nouvelles règles en Star sont identiques à celles des Farr 40 et cela n’a pas réduit le nombre de bateaux d’entraineurs. Tous les meilleurs disposeront toujours de leurs propres coachs sur l’eau comme avant. Je pense que nous devrons continuer à travailler sur cette idée. C’est drôle mais trop de marins pensent que sans coachs ils ne peuvent pas se rendre sur la zone de la course ou en revenir. Nous avons survécu des années sans remorquage. Je me souviens que Buddy Melges m’avait dit il y a quelques années qu’il n’a jamais eu besoin d’aide extérieur pour partir ou revenir de la zone de course de toute sa vie.
Au minimum faut-il se poser la question de savoir si chaque bateau doit disposer de son propre coach ? Peut-être devons nous utiliser les règles qui ont été mises en place lors des derniers Jeux Olympiques où les coachs ont l’obligation de rester derrière la ligne de départ sur toute la durée de la manche. De plus nous pourrions mettre plusieurs entraineurs sur un seul et même bateau. Peut-être cela pourrait envisager les personnes à se fédérer et ainsi augmenter le niveau de sécurité. Bannir totalement le coaching serait très dur à mettre en place, parfois il y a comme une barrière entre les bateaux des coachs et ceux des spectateurs. Mon père et ma mère viennent souvent me regarder régater et mon père est un ancien Champion du Monde de Star. La limite entre un père qui regarde évoluer son enfant et celle d’un coach est difficile à définir. Bien sur il est plus facile de contrôler tout cela lors des Jeux Olympiques grâce aux zones de restriction mais quand est-il des autres épreuves ?
SE : Pouvez-vous nous expliquer la formule de poids pour l’équipage. Atteint-elle ses objectifs ?
MR : J’étais initialement contre cette règle mais le poids des équipages augmentait sans cesse ce qui limitait les régatiers qui pouvaient être compétitifs. Comme je l’ai déjà dit, le désir des athlètes pour parvenir à prendre tout avantage possible fait qu’il était clair que le fait de disposer d’un équipage permettait, en Star, de naviguer plus vite dans presque toutes les conditions. De plus le poids de l’équipier est plus efficace que celui du skipper. La formule tient donc compte de cela. C’est pour cela que ce n’est pas une limite de poids total comme dans les autres classes.
Le résultat est qu’un grand nombre de régatiers sont à même de régater en Star sur un même niveau d’égalité et vous n’avez plus besoin d’un gros équipier. La formule a été affinée plusieurs fois année après année et est maintenant efficace. Un régatier du 470 peut naviguer équitablement face à un finniste. La variation de poids de l’équipage est beaucoup plus importante que dans n’importe quelle autre Classe Olympique et c’est l’une des raisons que de nouveaux régatiers viennent des autres Classes Olympiques et régatent les uns contre les autres en Star.
SE : La Classe est-elle devenue professionnelle ?
MR : C’est comme dans les autres Classes Olympiques. La plupart des meilleurs équipages peuvent être maintenant considérés comme professionnels. Ils n’ont pas de travail en dehors de la voile et sont aidées par leur fédération ou par des sponsors. S’ils veulent devenir les meilleurs du monde dans leur discipline ils doivent dévouer tout leur temps à naviguer. Il y a aussi des skippers amateurs dans la flotte qui payent des équipiers professionnels, mais cela en est de même aujourd’hui dans les autres classes importantes.
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Le coût des équipements est en question mais ce n’est pas dans ce domaine que l’argent est le plus dépensé par les pros, mais il reste un problème pour les amateurs. La plus grande augmentation dans les prix des bateaux (qui ont tous été construits en Europe depuis le milieu des années a été à mettre à l’actif de l’effondrement du dollar par rapport à l’euro sur les sept dernières années avec même un coût supérieur à 80% l’an dernier comparé à 2001. Ce phénomène a aussi augmenté les coûts d’une campagne en Europe pour les Américains. L’un des grands avantages de la Classes des Star est son fort marché de l’occasion et le fait que les bateaux restent compétitifs sur une longue période. Cela aide les pros à réduire leurs coûts qui gardent leurs actifs longtemps tout comme les amateurs qui peuvent disposer de bons matériels à prix réduits.
SE : La Classe a récemment voté la limitation du coaching sur l’eau. Qu’elle est votre opinion sur cette règle ?
MR : Sincèrement je ne pense pas que la nouvelle réglementation engendrera de grand changement, en tout cas quand on parle de réduction des coachs sur le plan d’eau. Ils u a plusieurs raisons de limiter le coaching. Personne n’aime les bateaux à moteur utilisés pour cela qui génèrent des vagues et tout le monde est d’accord qu’aujourd’hui il est préférable de préserver l’environnement. Il y aussi des risques de collisions. Je vu le résultat que cela peut occasionner lors des dernières olympiades en Chine alors qu’un coach est entré en collision avec un Tornado. De plus il me reste toujours en mémoire l’américaine Kimberly Birkenfeld qui a été éjectée de sa planche par un coach lors des préolympiques d’Athènes en 2002.
Le nouveau règlement va empêcher ceux qui utilisent des coachs pour obtenir des informations sur le plan d’eau avant la course et je pense que c’est une bonne chose. Le problème n’est pas du faît que certains coachs pourraient donner des indications à leurs bateaux pendant une manche, je ne l’ai jamais vu. Les nouvelles règles en Star sont identiques à celles des Farr 40 et cela n’a pas réduit le nombre de bateaux d’entraineurs. Tous les meilleurs disposeront toujours de leurs propres coachs sur l’eau comme avant. Je pense que nous devrons continuer à travailler sur cette idée. C’est drôle mais trop de marins pensent que sans coachs ils ne peuvent pas se rendre sur la zone de la course ou en revenir. Nous avons survécu des années sans remorquage. Je me souviens que Buddy Melges m’avait dit il y a quelques années qu’il n’a jamais eu besoin d’aide extérieur pour partir ou revenir de la zone de course de toute sa vie.
Au minimum faut-il se poser la question de savoir si chaque bateau doit disposer de son propre coach ? Peut-être devons nous utiliser les règles qui ont été mises en place lors des derniers Jeux Olympiques où les coachs ont l’obligation de rester derrière la ligne de départ sur toute la durée de la manche. De plus nous pourrions mettre plusieurs entraineurs sur un seul et même bateau. Peut-être cela pourrait envisager les personnes à se fédérer et ainsi augmenter le niveau de sécurité. Bannir totalement le coaching serait très dur à mettre en place, parfois il y a comme une barrière entre les bateaux des coachs et ceux des spectateurs. Mon père et ma mère viennent souvent me regarder régater et mon père est un ancien Champion du Monde de Star. La limite entre un père qui regarde évoluer son enfant et celle d’un coach est difficile à définir. Bien sur il est plus facile de contrôler tout cela lors des Jeux Olympiques grâce aux zones de restriction mais quand est-il des autres épreuves ?
SE : Pouvez-vous nous expliquer la formule de poids pour l’équipage. Atteint-elle ses objectifs ?
MR : J’étais initialement contre cette règle mais le poids des équipages augmentait sans cesse ce qui limitait les régatiers qui pouvaient être compétitifs. Comme je l’ai déjà dit, le désir des athlètes pour parvenir à prendre tout avantage possible fait qu’il était clair que le fait de disposer d’un équipage permettait, en Star, de naviguer plus vite dans presque toutes les conditions. De plus le poids de l’équipier est plus efficace que celui du skipper. La formule tient donc compte de cela. C’est pour cela que ce n’est pas une limite de poids total comme dans les autres classes.
Le résultat est qu’un grand nombre de régatiers sont à même de régater en Star sur un même niveau d’égalité et vous n’avez plus besoin d’un gros équipier. La formule a été affinée plusieurs fois année après année et est maintenant efficace. Un régatier du 470 peut naviguer équitablement face à un finniste. La variation de poids de l’équipage est beaucoup plus importante que dans n’importe quelle autre Classe Olympique et c’est l’une des raisons que de nouveaux régatiers viennent des autres Classes Olympiques et régatent les uns contre les autres en Star.
SE : La Classe est-elle devenue professionnelle ?
MR : C’est comme dans les autres Classes Olympiques. La plupart des meilleurs équipages peuvent être maintenant considérés comme professionnels. Ils n’ont pas de travail en dehors de la voile et sont aidées par leur fédération ou par des sponsors. S’ils veulent devenir les meilleurs du monde dans leur discipline ils doivent dévouer tout leur temps à naviguer. Il y a aussi des skippers amateurs dans la flotte qui payent des équipiers professionnels, mais cela en est de même aujourd’hui dans les autres classes importantes.
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Source : ScuttleButt Europe
Traduction : GMo.
4-03-2009 > Article
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Traduction : GMo.
4-03-2009 > Article
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