Comparer ce qui est comparable
Notre confrère anglo-saxon CupInfo est allé à la rencontre d’Ed Baird et de Peter Holmberg , les deux seuls barreurs au monde qui ont eu l’opportunité de régater à bord des tous derniers bateaux des trois meilleures équipes de l’America’s Cup. Si tous deux étaient présents au sein de l’équipe Alinghi, seul Ed Baird a eu le droit de défendre la Coupe. Peter Holmberg est aujourd’hui à la barre du Challenge italien Luna Rossa.
Les deux skippers ont eu l’occasion de s’entraîner à bord de SUI 100 et SUI 91 pendant le printemps précédent la dernière America’s Cup, navigations qui leur ont permis de garder l’aiguière d’argent pour la seconde fois conséqutive. NZL 84 et NZL 92 sont les deux ACC de l’équipe kiwi Emirates Team New Zealand qui ont remporté la dernière Louis Vuitton Cup mais qui ont dû, malgré une belle vitesse, s’incliner face aux Suisses en finale de la Coupe. USA 87 et USA 98 sont les purs produits du défi BMW Oracle Racing qui semblaient intouchables lors de la Louis Vuitton Cup 2007.
Pour résumer, ces six bateaux sont les plus étudiés et les plus affinés de tous les bateaux sur l’eau, avec pour chacun plusieurs millions de dollars et des jours-hommes impensables. Peter Holmberg et Ed Baird ont eu l’unique occasion de barrer ces trois paires de bateau. Qu’ont-ils appris ? Que peuvent-ils révéler ?
« Si vous voyez trois bateaux noirs et que l’on vous demande qui a dessiné chacun d’entre eux, vous trouvez sans difficulté le bateau kiwi, » avoue Peter Holmberg. « Ils ont mis toute leur mentalité kiwi dedans : la présentation, les méthodes simples mais efficaces pour tout ce qui est à bord. Tout est intelligent, simple, bon et il n’y a rien de fantaisie. Le revers de la médaille est que les bateaux néozélandais sont les plus difficiles à faire marcher. Je ne sais pas comment ils les ont fait évoluer jusqu’à maintenant, mais je les ai trouvés très difficiles à barrer lors des manœuvres à faible vitesse. »
« Vous pouvez trouver toute la philosophie BMW et autres personnes compétentes derrière les bateaux d’Oracle, ils sont très très bien conçus, » rajoute-t-il. « Les sensations sont très agréables et conviviales. Ils ont très facile à barrer, mais je n’ai que naviguer qu’une ou deux fois dessus seulement. Je pense qu’ils sont tous les deux bons à leur manière.
« Mais c’est une chose formidable de pouvoir évoluer sur trois différents bateaux très optimisés qui proviennent de trois programmes différents, » conclue Peter Holmberg. « La vérité est que vous voyez trois manières différentes d’arriver au même résultat. »
« Ils ont eu des idées que nous n’avions pas choisi d’explorer ou que nous n’avions même pas pensé, » avoue Ed Baird. « Nous disposons de choses similaires. »
« Tout n’est que légère différence, comme par exemple où se trouve les boutons des moulins à café pour se connecter à un winch, la position même des winches, la manière dont passe le gréement courant sur, ou dessous, le pont, où vous ranger vos affaires, » raconte-t-il. Tout semble trivial, mais rien ne l’est en fait. Quand tout se joue à la seconde par mille, chaque détail compte. »
« Les grandes idées sont les mêmes. Ils disposent tous de deux gros winchs pour les génois, d’un gros winchs pour la grand-voile et d’encore un autre pour le piano. A cela s’ajoute quelques winchs plus petits. Mais en ce qui concerne la manière de les utiliser est complètement différente comme la gestion des taquets coinceurs, le type de bouts utilisé. Tout est différent et c’est tout ce qui fait la différence, » confie Ed Baird.
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Pour résumer, ces six bateaux sont les plus étudiés et les plus affinés de tous les bateaux sur l’eau, avec pour chacun plusieurs millions de dollars et des jours-hommes impensables. Peter Holmberg et Ed Baird ont eu l’unique occasion de barrer ces trois paires de bateau. Qu’ont-ils appris ? Que peuvent-ils révéler ?
« Si vous voyez trois bateaux noirs et que l’on vous demande qui a dessiné chacun d’entre eux, vous trouvez sans difficulté le bateau kiwi, » avoue Peter Holmberg. « Ils ont mis toute leur mentalité kiwi dedans : la présentation, les méthodes simples mais efficaces pour tout ce qui est à bord. Tout est intelligent, simple, bon et il n’y a rien de fantaisie. Le revers de la médaille est que les bateaux néozélandais sont les plus difficiles à faire marcher. Je ne sais pas comment ils les ont fait évoluer jusqu’à maintenant, mais je les ai trouvés très difficiles à barrer lors des manœuvres à faible vitesse. »
« Vous pouvez trouver toute la philosophie BMW et autres personnes compétentes derrière les bateaux d’Oracle, ils sont très très bien conçus, » rajoute-t-il. « Les sensations sont très agréables et conviviales. Ils ont très facile à barrer, mais je n’ai que naviguer qu’une ou deux fois dessus seulement. Je pense qu’ils sont tous les deux bons à leur manière.
« Mais c’est une chose formidable de pouvoir évoluer sur trois différents bateaux très optimisés qui proviennent de trois programmes différents, » conclue Peter Holmberg. « La vérité est que vous voyez trois manières différentes d’arriver au même résultat. »
« Ils ont eu des idées que nous n’avions pas choisi d’explorer ou que nous n’avions même pas pensé, » avoue Ed Baird. « Nous disposons de choses similaires. »
« Tout n’est que légère différence, comme par exemple où se trouve les boutons des moulins à café pour se connecter à un winch, la position même des winches, la manière dont passe le gréement courant sur, ou dessous, le pont, où vous ranger vos affaires, » raconte-t-il. Tout semble trivial, mais rien ne l’est en fait. Quand tout se joue à la seconde par mille, chaque détail compte. »
« Les grandes idées sont les mêmes. Ils disposent tous de deux gros winchs pour les génois, d’un gros winchs pour la grand-voile et d’encore un autre pour le piano. A cela s’ajoute quelques winchs plus petits. Mais en ce qui concerne la manière de les utiliser est complètement différente comme la gestion des taquets coinceurs, le type de bouts utilisé. Tout est différent et c’est tout ce qui fait la différence, » confie Ed Baird.
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Source : CupInfo
Traduction : GMo.
13-02-2009 > Article
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