C'est à bord d'un monocoque de 46 pieds, un Nelson/Marek déjà baptisé Quest, que Bob Steel avait remporté le prestigieux Trophée de la Tattersall's Cup en 2002. Après un break de 5 ans, Bon Steel, un habitué de cette compétition, a décidé de revenir tenter sa chance mais cette fois à bord d'un TP 52, un voilier très compétitif. Vieux de 2 ans, ce TP 52 a démontré ses capacités lors de régates côtières. Steel s'est aligné sur le départ de la Rolex Sydney Hobart avec une bonne partie de son équipage victorieux en 2002.
Engagé face à plusieurs TP 52 et de nombreuses unités de 50 pieds comme le Cookson 50 de Ray Roberts, Quantum Racing, Quest a réussi à faire la différence lors de la première nuit. Il a tenté un empannage osé compte tenu des prévisions météos défavorables mais qui s'est finalement avéré payant. En effet, là où les fichiers n'annonçaient pas de vent ou peu, la mise à jour a révélé le contraire, permettant à Quest de ré-empanner et descendre le long de la côte dans un flux soutenu et dans un courant porteur. Ce courant, selon Michael Green, leur a permis de bénéficier d'un nœud de vitesse supplémentaire pendant 4 heures. Une différence cruciale car l'ensemble des TP 52 a coupé la ligne d'arrivée dans un laps de temps de 45 minutes. "Ceci nous montre combien il est décisif de gagner le moindre petit nœud pour faire la différence au final." commentait Green.
Le principal adversaire de Quest, Cougar II, le TP 52 de Alan Whiteley, a posé beaucoup de problèmes à Steel. Les conditions très musclées lors de la remontée de la Derwent River, plus de 40 nœuds de vent de nord-ouest, ont tourné à l'avantage de Quest qui a pu s'appuyer sur une quille plus lourde. Un avantage certain pour cette dernière partie du parcours souvent juge pour le titre.
Dès l'annonce de la victoire, Steel s'est empressé de féliciter son équipage. " Cette année, le niveau des participants est le plus élevé que j'ai connu. Cette victoire est celle de mon équipage. Ils ont fait un travail magnifique. "
De son côté, Lady Courrier devrait très prochainement franchir la ligne d'arrivée à Hobart avec une 4ème place en temps compensé dans la catégorie des IRC 3. Cette édition a été favorable aux unités de 50 pieds mais défavorable à celles des 40 pieds dont Lady Courrier fait parti.
Plus de la moitié des concurrents sont encore en course et il faudra attendre encore au moins une trentaine d'heures pour que le dernier concurrent arrive à destination. Cette édition a donc épargné la flotte des monocoques engagés mais les conditions n'auront pas été suffisamment bonnes pour permettre à Wild Oats, vainqueur en temps réel, de s'emparer d'un nouveau record.
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