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\ America's Cup \ 33ème \
Mike Sanderson et la 33ème America's Cup. Part. 1 sur 2 |
| © Ian Roman |
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S'entourer des meilleurs ... | 







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| Mike Sanderson, directeur sportif du challenger britannique TeamOrigin, s’est penché sur l‘évolution actuelle menée par le Defender, avec les Challengers, pour dessiner les traits de la 33ème America’s Cup et la mise en place d’un nouveau support. |
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Quelques semaines auparavant, Alinghi a relancé la 33ème édition en rouvrant les listes d’inscription et en invitant les Challengers dans une série de réunions en vue de rendre cette épreuve plus ouverte et plus à l’écoute des Challengers. Sébastien Destremau s’est entretenu avec Mike Sanderson pour faire un point sur la position actuelle de TeamOrigin et sur leur plan d’action.
Sébastien Destremau : Mike Sanderson, cela doit être un grand changement pour vous de faire un travail de bureaucrate lorsque vos amis naviguent sur la Volvo en ce moment. Comment vous sentez-vous ?
Mike Sanderson : Oui, c’est clair que j’ai de très beaux souvenirs avec ces garçons et j’ai vraiment apprécié la dernière épreuve, mais le plus important pour moi est de relever des challenges. L’America’s Cup en est un énorme et je suis confiant avec ce que je fais actuellement dans le TeamOrigin.
SD : Votre équipe a participe à l’iShare’s Cup cette saison. Pourquoi y étiez-vous présents ?
MS : L’iShare Cup représente un coût très bas pour inviter des invites et des sponsors potentiels et nous avons de très bonnes retombées PR pour notre équipe. Cela a permis de montrer que TeamOrigin était présent et garder son cap dans cette période trouble. Nous avons été très heureux de participer à cette épreuve.
SD : Nous avons vu TeamOrigin régater lors des régates annuelles du CNEV sur un ACC version 5. Etiez-vous à bord et quelle était votre position ? Pouvez-vous nous raconteur cette expérience ?
MS : J’aime le côté physique de la voile. J’étais donc aux bastaques. Naviguer à quatre bateaux a été fantastique et s’il était possible d’entendre bien avant le début de la compétition que ce serait une épreuve pour du beurre je peux vous assurer que les quatre équipes se sont battues comme des diables.
C’était la première fois que nous avons navigué avec notre équipe navigante au grand complet et cela a été très bénéfique pour nous. J’adore définitivement cette épreuve. Nous avons dans notre équipe une bonne combinaison de personnalités qui s’apprécient mutuellement. Je suis très pointilleux sur le fait de regrouper les bonnes personnes dans une équipe, donc cela a été génial de marcher aussi bien et de profiter autant de ces quatre jours.
SD : Voir ces quatre équipes de la Coupe de l’America se retrouver sur l’eau pour la première fois depuis juillet 2007 a été un grand moment. Après une petite erreur de parcours où le Defender a déchiré pas moins de trois spinnakers dans la première manche, Alinghi a démontré tout son potentiel en remportant toutes les manches suivantes avec SUI 100. Cela montre qu’ils ont un véritable potentiel ! Avez-vous un commentaire à faire sur ça ?
MS : (Rires) Vous mettez le doigt au bon endroit. Navigation parfaite avec une très bonne organisation. La seule chose avec Murray (Jones) qui était à la barre était que cette fois il n’était pas en haut du mât pour empêcher le spinnaker de se prendre et de se déchirer dans le gréement !
SD : Recentrons le sujet sur la prochaine America’s Cup. De nombreuses personnes suggèrent que, pour diminuer les coûts, la 33ème édition devrait se courir sur des ACC v5. Que pensez-vous de cette idée ?
MS : v5 ? Ces personnes auraient dû venir à Valence plus tôt ce mois ci pour voir de leurs propres yeux la façon dont Alinghi a survoler les débat sur ce type de bateau. Ils allaient incroyablement vite et une America’s Cup sur un ACC v5 serait très dure à remporter pour n’importe quel Challenger, encore plus pour un petit nouveau. Pour mettre à niveau le terrain de jeu et pour avoir une chance de remporter la Coupe, c’est une très bonne chose de changer les bateaux. C’est ce qui s’était passé en Formule 1 lorsque Ferrari et McLaren était trop forts. Les instances avaient alors décidé de changer les règles. La concurrence est aujourd’hui encore plus féroce !
SD : Si je comprends bien, nous sommes actuellement chanceux sur le fait que le Defender insiste sur l’obligation de changer les bateaux. Pour en revenir à TeamOrigin, combien de personnes sont employées actuellement ?
MS : Cela n’est pas une question facile. Nos plans étaient d’être environ 100 personnes à travailler depuis février de cette année. Ce n’est malheureusement pas le cas et les objectifs ont été modifiés tout le temps. La manière de gérer la situation et d’embaucher des personnes est décidée par l’agenda. Deux semaines auparavant avions notre équipe navigante presque au complet. Aujourd’hui nos architectes travaillent sur le développement d’un nouveau bateau. Demain, nous aurons à nous centrer sur comment faire participer les autres membres de l’équipe au projet. Nous aimons à penser que tous les membres de TeamOrigin font partie de l’équipe même s’ils ne sont pas à plein temps pour l’instant.
SD : Quels sont les plans immédiat de TeamOrigin ?
MS : Travailler très dur avec le Defender et les autres Challengers pour courir une superbe 33ème America’s Cup. Vous savez, il nous a été donné la possibilité de participer au processus de la construction de son superbe événement. Selon moi ceci ne s’est jamais passé auparavant donc nous nous concentrons actuellement sur ce sujet.
SD : Le Defender et les Challengers discutent de la prochaine édition de l’America’s Cup dans la même pièce. Vous avez déjà participé à deux de ces réunions. Pouvez-vous nous décrire le processus ?
MS : Désolé Sébastien, j’ai participé à tous les meetings de la 33ème America’s Cup de l’an dernier et de cette année. Je n’ai pas le droit de m’étendre sur le sujet.
SD : bien entendu Mike. Je reformule donc la question. Vous avez participé aux réunions depuis la relance de la 33ème édition. Comment décririez-vous le processus ?
MS : Nous avons discuté sur de nombreuses solutions autour d’une table et pris des décisions. Il ne fait aucun doute que les Challengers attendent de ces réunions d’avoir un véritable poids. Pour moi cela n’aurait pas été juste de ne pas y aller et de les critiquer après. C’est comme se plaindre de la politique dans son pays sans avoir fait d’efforts d’être allé voter.
Je veux vous juste vous rappeler de l’influence, s’il en avait, de la Commission des Challengers par le passé. Surement proche du zéro. Le rôle de la Commission des Challengers était juste de proposer une liste au Père Noël alors que le Defender et le COR la commentaient, mais pas toujours dans le meilleur intérêt pour les équipes. Cette fois ci, ce n’est plus du tout le cas et, encore une fois, si vous souhaitez avoir une influence sur la prise des décisions vous vous devez d’être présents. Ce n’est pas si difficile que cela de lancer un challenge. N’importe quel binôme Yacht Club / Equipe peut le faire et prendre part à ces réunions.
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Source : Sebastien Destremau Traduction : GMo. |
27-11-2008 > Article
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