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\ Circuit IMOCA \ Vendée Globe 2008 \
Direction Brésil |
| © Bernard Stamm / Vendée Globe 2008 |
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Sortir du Pot au plus vite ! | 







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| Au matin de ce dimanche, Jérémie Beyou constatait que son mât n'était plus tenu sous le vent : deux barres de flèche étaient cassées. Le skipper de Delta Dore, terriblement déçu par cette avarie, avait tout de suite changé sa route, direction Brésil pour tenter de réparer à l'abri. |
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Les 5 premiers au pointage de 16h00
1- Loïck Peyron (Gitana Eighty) à 20817,1 milles de l'arrivée
2- Sébastien Josse (BT) à 29,6 milles du leader
3- Jean Pierre Dick (Paprec-Virbac 2) à 41,6 milles
4- Vincent Riou (PRB) à 54,9 milles
5- Armel Le Cléac'h (Brit'Air) à 58,8 milles
Les premiers étrangers
6- Mike Golding (Ecover 3) à 72,6 milles
11- Dominique Wavre (Temenos II) à 221,8 milles
12- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 224 milles
Coup dur pour Jérémie Beyou (Delta Dore) qui se voit contraint de se détourner vers le Brésil pour tenter d'intervenir sur son mât, fragilisé par deux barres de flèche cassées. Vers 8h30 dimanche, le solitaire constatait que le tube n'était plus tenu sous le vent : impossible de virer de bord, impossible d'empanner ! Seule solution : faire route vers le Brésil, d'abord Recife puis après réflexion, vers Salvador de Bahia, certes 300 milles plus éloigné mais nettement plus favorable pour mouiller dans la baie de Tous les Saints, à l'abri. Car Jérémie Beyou doit maintenant faire un diagnostic précis de cette avarie pour savoir comment il peut intervenir afin de reprendre la course le plus vite possible. Le détour n'est pas énorme au vu de la situation météorologique actuelle et si le skipper de Delta Dore trouve une solution pour réparer avec son matériel de rechange du bord, cela ne devrait durer que quelques poignées d'heures. Mais dans un premier temps, l'objectif est avant tout de ramener le bateau à bon port avec son mât !
Gitana toujours plus rapide
Du côté du groupe de tête, Loïck Peyron (Gitana Eighty) est encore et toujours le plus rapide, certes de quelques dixièmes de nœud seulement, mais la constance de ce différentiel indique clairement que le plan Farr du Baulois possède un petit plus que le solitaire sait parfaitement exploiter. Deux à onze milles de gratter en 24 heures sur ses poursuivants directs qui bénéficient normalement des mêmes conditions moyennes, c'est à dire des alizés de Sud-Est établis entre 15 et 20 nœuds. L'avantage journalier atteint même plus de vingt milles sur les deux groupes suivants qui semblent ne pas avoir encore tout à fait les mêmes conditions de navigation. Seul le Britannique Mike Golding (Ecover 3) se démarque du peloton : il a choisi de laisser glisser un peu plus son plan Owen Clarke qui aligne la meilleure moyenne au près (12,5 nœuds) mais s'écarte de la route prise par ses concurrents. Cette légère option lui a déjà permis de dépasser Yann Eliès (Generali) qui préfère suivre le rythme et la voie ouverte par les leaders.
À noter que Michel Desjoyeaux (Foncia) semble lui aussi choisir de laisser porter pour gagner en vitesse au détriment du cap. Certes il va se rapprocher des côtes brésiliennes d'ici deux jours, mais comme l'anticyclone n'est pas à sa place habituelle, il y a peut-être un coup à jouer à moyen terme en rallongeant sa route pour contourner les hautes pressions qui se situent au large de l'Uruguay… Clairement, aucun des leaders actuels ne sait réellement ce qui l'attend 600 à 800 milles plus au Sud ! Le front qui traverse l'Atlantique Sud de Salvador de Bahia à Cape Town peut aussi bien dégénérer sur place que former une dépression orageuse… Il faudra probablement attendre lundi soir ou mardi pour avoir des éclaircissements sur la suite du programme climatique !
Croisement imprévu
À l'exception de l'Autrichien Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), personne n'est dans le Pot au Noir. Jonny Malbon (Artemis) et Unai Basurko (Pakea Bizkaia) en sont bien sortis ce dimanche matin et dans l'après-midi, ce sont Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) et Rich Wilson (Great American III) qui se sont croisés ! En plein milieu de l'Atlantique… Incroyable. Pour Derek Hatfield (Algimouss-Spirit of Canada), la transition entre alizés de Nord-Est et Pot au Noir est désormais au programme : à l'Ouest des îles du Cap Vert, le Canadien devrait aborder les vents erratiques de ZCIT dès mardi. Quant à Jean-Baptiste Dejeanty (Maisonneuve), il continue son superbe come-back avec une régularité de métronome : encore une journée à plus de 300 milles et un écart au premier réduit à un tout petit peu plus de 1 500 milles ! Sachant que les leaders ne semblent pas favorisés par la météo des jours à venir, le benjamin peut espérer revenir au contact du peloton avant les Quarantièmes…
Voix du large…
Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat) 23ème à 892 milles : « Je n'ai pas dormi de la nuit car il fallait être sur le pont. Je m'apprête à faire une sieste d'ailleurs… J'ai passé une nuit qui ressemblait à un Pot au Noir avec des orages, des grains, de la pluie diluvienne. J'ai l'impression que le Pot au Noir est assez étalé et j'aborde la partie " pétole "… Avec le risque que ça descende dans le Sud avec moi ! J'ai peut-être la chance que la météo soit compliquée
pour les premiers. Mais il faut d'abord que je sorte du Pot au Noir qui commence dès le 10° Nord ! »
Vincent Riou (PRB) 4ème à 54,9 milles : « Cela suit son cours… Le vent est installé mais plus instable ce dimanche matin : ça nous occupe ! Et ce n'est pas plus mal… J'ai bien dormi mais ça énerve un peu de voir que Loïck est un poil plus rapide avec son mât traditionnel plus léger. Il faut savoir aller vite dans certaines conditions… Le front brésilien, nous y serons dans quelques jours mais il y a une dépression qui se forme vers mercredi et elle va prendre deux jours pour se structurer. Nous allons donc avoir au minimum trois jours de près, voir une semaine … »
Jean Le Cam (VM Matériaux) 9ème à 97,3 milles : « Cela va bien ce dimanche : j'ai bien dormi ! On s'habitue à la vie penchée, la tête à l'envers. Si on ne profite pas des moments où il n'y a pas de souci ! L'avenir météo est incertain : il y a un gros front froid sur le Brésil. Je vais m'attaquer au problème dans la journée car que faire ? C'est une curieuse descente de l'Atlantique qui s'annonce : du près ! Mais il n'y a pas de grosses différences de potentiel au près entre les bateaux … »
Le mot du tour…
Barre de flèche : Le mât est tenu par plusieurs câbles : devant, un étai ; derrière deux bastaques ; latéralement, des haubans. Ces derniers sont écartés du mât par des barres en carbone qui permettent de diminuer les efforts sur le gréement. Delta Dore est ainsi doté de trois étages de barres de flèche : ce sont les deux étages supérieurs sous le vent (côté tribord) qui ont cassé leur fixation sur le mât.
Photos et vidéos libres de droit disponibles dans l'espace presse du site du Vendée Globe 2009-2008 (enregistrement
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Source : Vendée Globe |
23-11-2008 > Communiqué de presse
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