"Il y a beaucoup d'excitation chez les membres de l'équipage. Si ils sont très expérimentés en monocoque, ils sont moins à l'aise en multicoque et doivent faire des efforts. Mais ils reconnaissent aussi le plaisir qu'ils prennent à naviguer en trimaran. C'est très différent des longs bords de speed-tests en monocoque qui peuvent être rébarbatifs à la longue".
Profitant de son séjour breton pour se rendre au chantier Multiplast de Vannes, Franck suit la reconstruction de Groupama 3. Si l'objectif prioritaire est clairement défini, gagner en fiabilité, un impératif l'est tout autant : ne pas alourdir le bateau malgré la construction de nouveaux flotteurs plus costauds.
Une tache à laquelle Sam et son équipe s'attachent avec rigueur et passion sous l'oeil averti de Vincent Lauriot-Prévost : "Il n'y a pas eu de remise en question du concept général de Groupama 3. Notre objectif principal est de renforcer la tenue aux impacts des bordés extérieurs des flotteurs. C'est la raison pour laquelle nous avons remplacé le sandwich nid d'abeille, plus léger, par du monolytique de carbone. Le flotteur est le véritable tendon d'Achille du multicoque. S'il se brise, surtout entre les deux bras, il provoque des dégâts considérables comme nous avons pu le voir l'hiver dernier".
Conscient des enjeu de cette reconstruction, le team Groupama travaille très consciencieusement avec, toujours en tête, les mers croisées de l'océan Indien.
De Groupama 3 à BMW Oracle : d'un trimaran à l'autre...
Interviews croisées de Franck Cammas et de Vincent Lauriot Prévost, architecte naval...
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