Êtes vous un marin professionnel, ou faîtes vous autre chose dans votre vie ?
Mathieu Richard : Je ne suis pas à 100% professionnel. Je suis aussi professeur de sport dans les collèges et remplaçant dans les écoles. Mais j’ai un travail qui me permet de naviguer énormément.
Pourquoi faîtes-vous du Match Racing ?
MR : Après le 420 j’avais le choix entre commencer une carrière olympique et faire du match racing. J’ai opté pour cette seconde solution car mon club dispose de toutes les infrastructures pour développer le match racing : des équipes de haut niveau (celle de Luc Pillot par exemple), des entraineurs (Marc Bouët entre autre), des arbitres (comme Gérard Bossé) et des bateaux pour s’entraîner (des First Class 8). Et le Club a toujours encouragé et aidé les jeunes équipages.
Qu’est ce que vous aimez dans le match racing ?
MR : J’adore le côté intensif de ce sport. C’est très excitant. C’est un vrai combat du début à la fin. Il y a aussi le côté que c’est une discipline très complète : il est nécessaire d’être bon à la tactique, d’avoir la bonne vitesse, de bien manœuvrer et d’être en forme mentalement et physiquement.
Votre équipe. D’où viennent-ils ? Et comment, et depuis quand, les connaissez-vous ?
MR : Ils sont tous Bretons ! Ils ont entre 28 et 35 ans. J’ai commencé à naviguer avec mon tacticien Greg (Evrard) en 1997. En 2000 Yannick Simon (N°1) et Olivier Herledant (piano et embraque) m’ont rejoint. Dernièrement Thierry Briend (embraque) nous a rejoint en 2006.
Vous disposez d’un budget par votre Fédération de Voile pour vous entraîner et vous déplacer sur les épreuves de match racing. Est-ce suffisant ou cherchez-vous un sponsor ?
MR : Nous disposons d’un budget suffisant pour couvrir nos dépenses, mais pas assez pour être considéré comme des professionnels du match racing.
Quel est, selon vous, le secret du succès actuel de l’Equipe de France de Match Racing ?
MR : Je pense que ce sont les fruits de l’énorme travail accompli depuis 10 ans sur les trois équipages jeunes (Richard, Col et Iehl) et sur les skippers renommés (Presti, Pacé et Pillot). Les Jeunes ont maintenant atteint leur maturité. Il y a une excellente émulation entre eux et la création de l’Equipe de France a renforcé cela. Il est aussi nécessaire de souligner le travail de Marc Bouët et des autres entraineurs français.
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