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\ Figaro 2 \ Cap Istanbul \
Erwan Tabarly : « Quelle bagarre ! » |
| © Jacques Vapillon |
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| La flotte de la Capitale Européenne de la Culture-Cap Istanbul est arrivée aujourd'hui à Bozcaada, terme de la 4ème et avant dernière étape du parcours reliant Nice à Istanbul. Les 27 solitaires ont à nouveau disputé une régate d'un rare intensité sur la mer Egée au gré d'une brise soutenue et de calmes lancinants. Premier à fouler le sol turc, aux portes des Dardanelles, Erwan Tabarly (Athema) signe une victoire acquise de haute lutte sur les 300 milles du parcours. De la belle ouvrage ! |
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Les arrivées qui sont succédées dans son sillage à un rythme effréné, et les traits tirés des 27 marins qui en ont pourtant vu beaucoup d'autres, rappellent que cette transméditerranéenne compte déjà parmi les épreuves « en solo majeur »…
Il a tout donné et n'a certainement pas démérité pour pointer son étrave en tête sur la ligne mouillée à une jetée de pierre de la digue de Bozcaada. Erwan Tabarly (Athema) s'est battu jusqu'au bout de la nuit pour l'emporter face à une horde de poursuivants tout aussi survoltés que lui et surtout revenus du diable vauvert dans les calmes qui ont sévi sur la route de la Turquie, entre les îles grecques Psara et Chios.
Surfs magiques
Mais c'est sans compter avec les ressources de ce talentueux pilier du circuit habitué aux places d'honneurs, qui signe à l'aube un beau succès. Erwan a arraché cette victoire avec une grosse minute d'avance sur le redoutable Gildas Morvan : « Quelle bagarre !… ça a été un finish plus que serré avec Gildas Morvan. C'était super. L'étape était vraiment très sympa avec des conditions musclées. C'est agréable de gagner une étape de brise. J'en retiendrais essentiellement les grands surfs magiques dans 35 nœuds de vent au milieu des Cyclades ! La première nuit a été bien mouvementée, on était scotché à la barre sous spi. J'avais une belle avance et tout d'un coup, le vent est tombé. En une demi-heure, j'ai vu revenir sur moi, tous mes plus proches concurrents. Heureusement, je suis reparti le premier. C'est toujours stressant d'avoir un coureur comme Gildas dans son tableau arrière mais c'est aussi très motivant… »
20 minutes sur 36 heures
Comme quoi, le niveau de compétition sur la Grande Bleue n'a rien à envier à celui qui a fait la légende de La Solitaire. Gildas Morvan ne dit certainement pas le contraire. Ce solide gaillard, rompu à l'art des batailles à armes égales, ne cesse de rappeler qu'il risque à chaque étape, et chez les dieux grecs plus qu'ailleurs, de perdre son latin nautique : « J'avais dit avant la Cap Istanbul que la Méditerranée me réussissait plutôt pas mal. Ça semble se confirmer. Mais, c'est quand même une navigation beaucoup plus exigeante qu'en Atlantique. Le vent n'est jamais stable plus de dix minutes : il faut tout le temps être sur les réglages, ne pas se laisser endormir… C'est dingue ! » Et le grand Gildas de calculer qu'il s'est accordé en tout et pour tout 20 précieuses minutes de sommeil sur 36 heures passées en mer. Usant !
Comme les trois premières, cette étape a mis les nerfs des solitaires à très rude épreuve. Tous sont unanimes pour souligner le niveau d'exigence de ce parcours semé de pièges et d'embûches et âprement disputé. 5è à Bozcaada et décidément toujours bien dans le match, Thierry Chabagny souligne à son tour l'intensité de la compétition en solitaire sur la Grande Bleue : « Je suis claqué. Une fois de plus, l'étape a été très nerveuse et ne nous a pas laissé beaucoup de temps de repos. Il a fallu cravacher pour revenir sur le gros de la troupe, gérer le bateau dans le gros temps sous spi avant de finir dans les petits airs. Et dans le petit temps, c'est bien connu : si tu dors, tu perds. » Eric Peron (L'Esprit d'Equipe) en sait quelque chose et en fait l'amère expérience entre la Crète et la Turquie. Le dernier vainqueur de la Transat AG2R a en effet tenu la lanterne rouge sur cette étape et a coupé la ligne en dernière position. Le coup de bambou fait mal et Eric a l'humilité de le dire : « J'ai explosé nerveusement, j'ai abandonné dans ma tête. Je suis allé dormir… Quelques heures de trop et voilà… » Cette contre-performance qui n'est pas dans ses habitudes lève un peu plus le voile sur la dureté de cette épreuve méditerranéenne.
Bientôt Istanbul…
A Bozcaada, l'heure est au répit. Mercredi 8, à 4h30, les 27 solitaires mettront leur moteur en route pour aller embouquer le détroit des Dardanelles. De l'autre côté, en mer de Marmara, ils disputeront un ultime parcours de 110 milles qui s'annonce plein de surprises et de rebondissements. La magique Istanbul a, qui plus est , la réputation de se laisser désirer. Son vainqueur saura le prouver…
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Source : Welcome OnBoard |
6-10-2008 > Communiqué de presse
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QUIBERON SOLO
Du dimanche 14 juin 2009 au samedi 20 juin 2009
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