Avec la crise qui sévit, ce n´est guère le meilleur moment de rechercher des fonds, mais Steve White reste optimiste répétant à l´infini, "J´y serai, j´y serai!". Il confirme que tout est en place, mais que rien ne peut se passer avant l´arrivée d´un sponsor. "Nous restons positifs. Je suis toujours convaincu que quelqu´un arrivera au dernier moment, que cela sera juste, mais réalisable. Nous menons des discussions avec un sponsor potentiel, mais la société en question n´est pas très importante et pour elle, il s´agit d´une grosse somme d´argent".
Steve a découvert la voile en 1996, mais son rêve a vraiment commencé il y a dix ans à bord des 67 pieds de Chay Blyth alors qu´il doublait le Rocher du Fastnet, "C´était ma première navigation au large, la première fois avec du mauvais temps. (...) J´ai décidé à ce moment-là que je voulais faire cela professionnellement et je me suis dit que j´allais faire le Vendée Globe. Je suis rentré à la maison, j´ai démissionné de mon travail et me suis rendu à un chantier à Weymouth. Et voilà! Après, j´ai travaillé avec Pete Goss, j´ai passé quatre ans avec Challenge Business en tant que skipper, ce qui était une bonne initiation à la navigation. Parcourant 100 000 milles par an sur ces bateaux solides est un bonne façon de démarrer une carrière. En 2005, j´ai fait l´OSTAR et j´ai terminé premier des monocoques, ce qui m´a permis d´acheter l´Open 60 avec lequel j´ai pu participer à la Fastnet Race et la Transat Anglaise".
Concernant le Vendée Globe, Steve admet que sa campagne est différente des autres, "C´est une entreprise familiale. Nous avons hypothéqué notre maison à quatre reprises. Mon fils aîné travaille avec nous comme préparateur. Cela fait deux ans qu´on se donne à fond sur ce travail et nous avons contacté plus de 1000 entreprises. Le seul argument valable que l´on puisse utiliser est de parler de tout ce que nous avons pu faire avec aussi peu de moyens". Avis aux amateurs...
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