La Volvo Ocean Race 2005/06 a vu l'apparition d'une nouvelle classe de bateau, les Volvo Open 70 (VO70). Bouwe Bekking est l'une des personnes qui les connait le mieux. En avril 2005 il bat le record de distance sur 24H en monocoque avec 530 milles au loch et a parcouru plus de 15 000 milles. Pendant la course elle même il a du faire face à de nombreux problèmes à bord et a été forcé d'abandonner le VO70 Movistar en plein Atlantique Nord en mai 2006.
Pour la Volvo 2008/09 les leçons tirées de l'édition précédente ont servi de leçons pour concevoir la seconde génération de Volvo 70. Ces évolutions sont basées sur l'expérience acquise par les équipiers, les architectes et les organisateurs de la course (les gardiens des règles). La jauge des VO70 est un jeu complexe de multiples paramètres au sein desquels les équipes ont tenté de trouver la solution idéale. Les changements apportés pour cette épreuve n'avait qu'un seul but : « conserver le statut du monocoque le plus rapide au monde. »
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Les changements spécifiques inclus : un poids maximum pour le voile de quilleet le bulbe de 7 400 Kg comparé au « aucune limite de poids maximum » précédent. Le poids du bateau en navigation est lui aussi passé de 13,86 à 14 tonnes contre 12-14 tonnes. Les autres modifications portent sur la possibilité de disposer de spinnakers sur emmagasineurs, ainsi que la suppression des tangons de spinnakers. L'objectif de ces changements a été de renforcer la sécurité des Volvo 70.
L'une des grandes questions, qui sera résolue le à partir du 4 octobre, date de la première manche de la Volvo Ocean Race, est de savoir à quel point cette seconde génération de VO70 est différente par rapport à la première génération de 2005/06. Bouwe est presque certain d'une chose : ils seront rapides. « Lorsque j'ai vu les premiers chiffres des architectes j'ai su que nous avions quelque chose de très spécifique comparé aux bateaux précédents. Et jusqu'à présent les nouveaux bateaux ont été aussi rapides que nous le souhaitions, et je n'en peux plus d'attendre de courir la première régate de cette compétition. Pour tous nous savons exactement à quel point nous sommes rapides ! »
Deux bateaux
Pour ce tour du monde Bouwe est à la tête d'une équipe à deux bateaux, ce qui signifie une approche différente de sa première campagne. Les deux TELEFONICA (BLUE et BLACK) sont du trait du cabinet d'architectes Farr Yacht Design. Le premier construit à Valence et le second en Nouvelle Zélande. « S'entrainer avec deux bateaux identiques a donner à toute l'équipe une énergie énorme, » explique Bouwe. « En tout premier lieu, vous avez toujours quelq'un avec qui vous comparer, donc l'équipage est concentré en permanence. Si nous réglons différemment une de nos voiles ou si nous testons une autre garde robe nous observons immédiatement le résultat en se comparant à l'autre bateau qui navigue à côté de nous. Si vous naviguez tout seul vous pouvez seulement comparer des données, et il y a trop de paramètres à prendre en compte pour isoler précisément une valeur par rapport à une autre. Donc, naturellement, nous avons aussii un avantage par le fait de disposer de deux fois plus de cerveaux pour échanger des idées. »
« Même avec le bénéfice de disposer de deux bateaux, il y a toujours des possibilités d'erreur, donc comment savez-vous que vous avez fait les bons choix? Immédiatement ! » plaisante Bouwe. « Après quelques jours de navigation vous savez exactement si vous êtes ou vous n'êtes pas dans le droit chemin. Si vous avez de grands changements à apporter c'est que vous n'avaez pas fait votre travail correctement dès le départ. Dans notre cas, cela n'a juste été qu'une question de petits ajustements et modifications avec peu de pertes de temps à la clé. Cela a donc été comme nous l'avions espéré et nous avons pu nous concentrer sur la navigation. »
Bien sur, d'un point de vue organisation, une équipe à deux bateaux est plus dure à garder dans les rails. Vous avez plus de personnes, plus d'équipements à gérer. L'équipe Telefonica est composée de 52 personnes. Le leitmotiv selon Bouwe est simple : « tout le monde veut progresser et nous avons tous le même objectif de remporter l'épreuve. C'est aussi très agréable d'avoir un nouveau jouet avec lequel s'amuser. Le notre est rapide, robuste et répondant. Le Volvo 70 est toujours une bête, mais chaque jour nous arrivons à la dresser d'avantage et nous somme tous en attente de savoir ce que cette nouvelle génération pourra faire autour de la planète. »