La voile est un sport trop compliqué !
Alors que la communauté de l’America’s Cup attend son heure, le World Yachting Race Forum est allé à la rencontre de Brad Butterworth, tactitien d’Alinghi et vétéran de la Coupe. Brad Butterworth donne ici son point de vue sur l’état de la voile sportive.
WYRF : Brad, quels sont pour vous les principaux problèmes dont doit faire face la voile en ce moment ?
BB : Il y a beaucoup trop de conflits dans le calendrier des épreuves. De nombreux bateaux et équipages souhaiteraient régater d’avantage, mais ils ne le peuvent pas car de nombreuses régates ont lieu en même temps.
La voile, en tant que sport, est aussi trop compliquée et ne peut être proprement télévisée et comprise. Il faudrait donner définitivement un grand coup de balai dedans pour devenir plus compréhensif.
WYRF : D’où viennent selon vous toutes ces complications ?
BB : Bien, il y a plusieurs raisons mais pour commencer les règles sont trop compliquées. Le problème caché derrière tout cela vient de l’instance qui gouverne la voile : l’ISAF, qui fait les règlements depuis des années. Chaque fois que nous souhaitons changer des choses, cela se termine devant un comité. Notre sport n’est pas régi par les sportifs, mais par des Comités.
WYRF : Quels sont les autres problèmes ?
BB : La voile n’est pas un sport télévisuel. L’n des très bons exemples a été les derniers Jeux Olympiques où il était juste impossible de suivre proprement une régate.
Il y a aussi beaucoup trop de supports différents et cela dilue notre sport.
Finalement, il y a un sérieux problème avec le calendrier des épreuves. Pour éviter tous chevauchements il devrait être géré par une instance indépendante. L’ISAF serait à même de le faire, mais il est difficile de trouver une instance avec des personnes réellement indépendantes.
WYRF : Pensez-vous que les programmes de voile olympique et pour les Espoirs préparent correctement les jeunes athlètes à une carrière professionnelle ?
BB : Il y a de très nombreux très bon Yacht Clubs qui aident les jeunes pour émerger dans notre sport. Mais le problème arrive lorsque ces jeunes parviennent à la fin de leur adolescence et qu’ils perdent l’aide de leur parent qu’ils avaient jusque là. Ils passent généralement d’un dériveur en solitaire comme l’Optimist ou le Laser à un support à deux équipiers ou encore équipier sur des bateaux. La transition n’est pas évidente et c’est très dur de garder des gens dans notre sport.
WYRF : Quels sont les conseils que vous donneriez à des jeunes régatiers ?
BB : Ils ne doivent pas être timides. Ils doivent oser demander de faire une navigation avec les bonnes équipes de leur club, et ils doivent être prêts à sauter sur les opportunités qui se présentent. Parce que les opportunités existent.
WYRF : Quels sont vos sentiments sur les séries olympiques d’aujourd’hui ?
BB : C’est navrant de voir les séries olympiques évoluer autour des bateaux lents. Les courses sont ennuyantes à regarder, alors qu’elles devraient être amusantes et excitantes et plus physiques pour les compétiteurs.
WYRF : Le World Yacht Racing Forum sera-t-il une bonne opportunité pour en débattre ?
BB : Il n’en nuira certainement pas.
Monaco est un très grand lieu, et il est très agréable que le Yacht Club de Monaco encourage cette initiative. Les rencontres et les débats seront certainement un très bon départ.
Brad Butterworth sera un des orateurs du World Yacht Racing Forum qui se tiendra à Monaco en décembre. Il y sera question de débattre sur le futur de l’America’s Cup avec notamment Bruno Troublé, Sir Keith Mills, Salvatore Sarno, Alessandra Pandarese et Paul Cayard.
La voile, en tant que sport, est aussi trop compliquée et ne peut être proprement télévisée et comprise. Il faudrait donner définitivement un grand coup de balai dedans pour devenir plus compréhensif.
WYRF : D’où viennent selon vous toutes ces complications ?
BB : Bien, il y a plusieurs raisons mais pour commencer les règles sont trop compliquées. Le problème caché derrière tout cela vient de l’instance qui gouverne la voile : l’ISAF, qui fait les règlements depuis des années. Chaque fois que nous souhaitons changer des choses, cela se termine devant un comité. Notre sport n’est pas régi par les sportifs, mais par des Comités.
WYRF : Quels sont les autres problèmes ?
BB : La voile n’est pas un sport télévisuel. L’n des très bons exemples a été les derniers Jeux Olympiques où il était juste impossible de suivre proprement une régate.
Il y a aussi beaucoup trop de supports différents et cela dilue notre sport.
Finalement, il y a un sérieux problème avec le calendrier des épreuves. Pour éviter tous chevauchements il devrait être géré par une instance indépendante. L’ISAF serait à même de le faire, mais il est difficile de trouver une instance avec des personnes réellement indépendantes.
WYRF : Pensez-vous que les programmes de voile olympique et pour les Espoirs préparent correctement les jeunes athlètes à une carrière professionnelle ?
BB : Il y a de très nombreux très bon Yacht Clubs qui aident les jeunes pour émerger dans notre sport. Mais le problème arrive lorsque ces jeunes parviennent à la fin de leur adolescence et qu’ils perdent l’aide de leur parent qu’ils avaient jusque là. Ils passent généralement d’un dériveur en solitaire comme l’Optimist ou le Laser à un support à deux équipiers ou encore équipier sur des bateaux. La transition n’est pas évidente et c’est très dur de garder des gens dans notre sport.
WYRF : Quels sont les conseils que vous donneriez à des jeunes régatiers ?
BB : Ils ne doivent pas être timides. Ils doivent oser demander de faire une navigation avec les bonnes équipes de leur club, et ils doivent être prêts à sauter sur les opportunités qui se présentent. Parce que les opportunités existent.
WYRF : Quels sont vos sentiments sur les séries olympiques d’aujourd’hui ?
BB : C’est navrant de voir les séries olympiques évoluer autour des bateaux lents. Les courses sont ennuyantes à regarder, alors qu’elles devraient être amusantes et excitantes et plus physiques pour les compétiteurs.
WYRF : Le World Yacht Racing Forum sera-t-il une bonne opportunité pour en débattre ?
BB : Il n’en nuira certainement pas.
Monaco est un très grand lieu, et il est très agréable que le Yacht Club de Monaco encourage cette initiative. Les rencontres et les débats seront certainement un très bon départ.
Brad Butterworth sera un des orateurs du World Yacht Racing Forum qui se tiendra à Monaco en décembre. Il y sera question de débattre sur le futur de l’America’s Cup avec notamment Bruno Troublé, Sir Keith Mills, Salvatore Sarno, Alessandra Pandarese et Paul Cayard.
Source : MaxComm Communication - World Yacht Racing Forum
Traduction : GMo.
24-09-2008 > Article
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24-09-2008 > Article
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