Après le 1er juillet, le 1er septembre a constitué une nouvelle date butoir pour les quelques skippers qui n’en ont pas terminé avec leurs qualifications pour le prochain Vendée Globe. Rappel des quelques règles qui président aux qualifications et point sur les concurrents qualifiés et ceux à qui il reste encore quelques milles à accomplir.
On imagine bien que pour se lancer dans une aventure comme le Vendée Globe, il est nécessaire que chaque concurrent puisse fournir des garanties à l’organisateur sur ses compétences propres et sur la fiabilité de son bateau. C’est dans cette optique qu’avant chaque édition, des règles de qualification sont mises en place : elles concernent bien évidemment des tests de sécurité, l’obligation pour chaque skipper de participer à des stages de formations (méthodes de survie, formation médicale de base, etc.) et un parcours de qualification imposé, en mer. Avec une obsession sous-jacente comme le souligne Denis Horeau, directeur de course : « proposer un texte qui permette de contrôler l’efficacité du couple bateau – marin et qui soit aussi strictement égalitaire… » Autrement dit : faire que chaque navigateur s’affranchisse des mêmes règles, quelque soit sa réputation réelle ou supposée. Si le système peut paraître contraignant, il offre l’intérêt de ne pas laisser de prise à toute forme de subjectivité dans les arbitrages qui pourraient être pris.
Les différents cas de figure pour se qualifier
1 - Un concurrent envisage de repartir sur le bateau avec lequel il s’était classé sur le Vendée Globe en 2000 ou 2004 : c’est le cas par exemple de Jean Le Cam ou de Norbert Sedlacek. Il n’y a pas de parcours de qualification à faire, seulement un parcours de validation de 1500 milles en cas de transformations importantes (mât ou quille).
2 - Un concurrent a été classé sur une course transatlantique en solitaire sur le bateau avec lequel il envisage de faire le Vendée Globe. Le concurrent est qualifié sous réserve d’un éventuel parcours de validation de 1500 milles comme dans le cas précédent : c’est le cas de tous les concurrents qui ont cette année été classés sur la Transat B to B en 2007 ou l’Artemis Transat en 2008 (Loïck Peyron, Yann Elies, Kito de pavant, Marc Guillemot, Derek Hatfield, Dee Caffari ou Rich Wilson, entre autres…)
3 - Un concurrent a été classé dans le Vendée Globe 2000, le Vendée Globe 2004 ou une course autour du monde en double et sans escale. Il se devait alors de faire, à bord du bateau avec lequel il décidait de partir, un parcours de validation de 2500 milles sans mouiller ni rentrer dans un port. C’était le cas cette année de navigateurs comme Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain (Vendée Globe 2000), de Jean-Pierre Dick et Alex Thomson (Barcelona World Race) ou de Dominique Wavre, Vincent Riou et Sébastien Josse (Vendée Globe 2004).
4 - Pour un concurrent ne remplissant aucun de ces critères : il se devait alors d’effectuer un parcours de qualification imposé par la direction de course. Dans l’hémisphère nord, ce parcours imposait de naviguer au nord du 52°N (latitude de Shannon en Irlande ou du nord de Terre-Neuve) au moins pendant douze heures et de couper les longitudes aller et retour 5°W (longitude de la pointe de Bretagne) et 50°W (légèrement dans l’est de Terre-Neuve). On le voit un parcours significatif qui, même en plein été, demande une certaine dose d’abnégation… Jonny Malbon par exemple est en train de finir cette qualification.
La date butoir du 1er juillet : en théorie, tous les concurrents se devaient d’avoir validé leur qualification avant cette date. Mais entre retards de chantiers et avaries de course, certains n’ont pu effectuer le nombre de milles nécessaires. Après étude des dossiers en liaison avec les arbitres de la Fédération Française de Voile, la direction de course a pu proposer quelques aménagements. Un point complet sera fait d'ici quelques jours.