Marc Guillemot a désormais rempli toutes les conditions nécessaires pour aligner Safran, le 9 novembre prochain, au départ du Vendée Globe.
Triangle de reconnaissance
Il vient de parcourir 1500 milles (2778 km) en solitaire à bord de Safran, comme demandé par l’organisation du Vendée Globe, suite aux changements d’appendices sur le bateau. « Nous sommes descendus en équipage jusqu’à Vigo. Je suis ensuite parti en solitaire dans l’Ouest, avant de redescendre sur l’Espagne puis de filer jusqu’à la Trinité-sur-Mer », raconte Marc Guillemot. Et il ajoute : « j’ai eu pas mal de vent avec le passage d’une bonne dépression sur le golfe de Gascogne, celle-là même qui a obligé les organisateurs de la Solitaire du Figaro à raccourcir le parcours de la dernière étape de la course. Cette navigation s’est révélée très intéressante dans des conditions et sous des allures que je n’avais pas encore vraiment testées. C’est toujours enrichissant de naviguer en solitaire à bord d’un tel bateau. Chaque mille parcouru nous en apprend un peu plus. »
Conditions et qualification musclées
28-30 nœuds bien établis de Sud-Ouest, avec des rafales jusqu’à 45 nœuds sur une mer formée dans sa remontée du golfe de Gascogne, voilà de quoi satisfaire Safran et son skipper qui ont rencontré des conditions météo conformes à celles qui les attendent aux tournants du globe. « Tout s’est très bien passé, confirme Marc. Je n’ai pas cherché à faire de la vitesse. J’ai surtout pu prendre encore un peu plus mes marques à bord et valider la nouvelle quille et les nouvelles dérives installées cet été. De ce point de vue-là, je suis très content. Tout a bien fonctionné, même s’il reste une multitude de choses à fignoler comme le réglage du pilote automatique par exemple… qui aura la lourde tâche de me remplacer à la barre ! » plaisante-t-il.
Le skipper trinitain se réjouit de s’être acquitté de ce dernier parcours obligatoire pour terminer à son rythme une préparation de longue haleine.
Sa qualification en poche, Marc Guillemot envisage la suite en toute sérénité : « L’équipe technique étant en vacances, je vais en profiter pour m’octroyer quelques jours de chantier en solitaire ! » Une jolie manière de confier qu’il va se concentrer - entre préparation physique et météo - sur sa prochaine échéance. « Pour les deux mois qu’il reste avant le rendez-vous des Sables, mon objectif est de naviguer le plus possible. Cela me semble essentiel pour appréhender de manière la plus sereine et la plus efficace possible la course. Je vais multiplier les sorties en baie de Quiberon et plus au large dans le golfe de Gascogne ». Le programme reste donc chargé et le départ approche à grands pas. Dès le 18 octobre prochain, le monocoque gris et orange est attendu aux Sables d’Olonne pour prendre part aux 3 semaines de festivité du village d’avant départ.
SAFRAN est un groupe international de haute technologie désormais centré sur la propulsion aéronautique et spatiale, les équipements aéronautiques et la défense sécurité. Au 31 décembre 2007, le Groupe employait plus de 63 000 personnes dans plus de 30 pays, pour un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros. Composé de nombreuses sociétés aux marques prestigieuses, le groupe SAFRAN occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés.
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