| © A.Courcoux |
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| Depuis le coup d’envoi de la 39e édition de la Solitaire du Figaro hier après-midi et le premier pointage de 4h30 ce matin, les 50 figaristes ont parcouru 27,4 milles, à la vitesse moyenne vertigineuse de… 1,9 nœuds (5,3 km/h) ! C’est donc bien la nuit de « pétole » promise qui a cueilli les skippers, condamnés à la concentration et aux réglages, ne s’octroyant les premières minutes de repos qu’à l’aube de cette journée de samedi. |
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Aussi calmes sur les ondes de la VHF que l’état de la mer, les voici donc, étalés comme un grand éventail, à une vingtaine de milles au large de l’Ile d’Oléron. Vincent Biarnes, en tête vendredi soir à la bouée Radio France, mène toujours ce bal de lenteur, débuté sous spi, plein vent arrière, avant de se poursuivre au près, vers trois heures ce matin, à tirer des bords sur la route, dans un vent de 5 nœuds, fraîchissant légèrement. A bord de Côtes d’Armor, Vincent, qui vit cette année sa deuxième participation à La Solitaire, se réjouissait de ce contexte tactique et n’était pas mécontent de son placement. Dans son sillage, il retrouve ses poursuivants de la veille, dont Gildas Morvan (Cercle Vert), Frédéric Duthil (Distinxion Automobile), Nicolas Troussel (Financo), Erwan Tabarly (Athema), Eric Peron (L’Esprit d’Equipe), amis aussi Christian Bos (Région Midi Pyrénées) pointé ce matin en 3e position.
« Mon principal adversaire, ce sera la pétole » déclarait il y a quelques jours Eric Drouglazet. « Car dans ces conditions, ce n’est pas avec 10 bateaux que tu te bagarres, mais 40 ! ». Les faits donnent raison au skipper de Luisina (actuel 11e), puisque la flotte se tient en moins de 6 milles en distance au but. Mais peu importe les comptes, car plus du double, en écart latéral, sépare le leader – un des concurrents situés les plus au nord de la route directe - et Christophe Lebas (Lola), le plus au sud, légendaire adepte des options extrêmes.
Dans l’obscurité et les petits airs, le jeu consiste parfois à surveiller visuellement ses petits camardes et rester au contact du groupe pour maintenir le niveau de pression et de motivation nécessaires à la bonne marche du bateau (rappelons que si les coureurs sont informés deux fois par jour de leur classement, ils ne connaissent pas la position géographique exacte de leurs adversaires). Ce jeu-là devrait perdurer encore plusieurs heures, avec des vents faibles et erratiques une bonne partie de la journée de samedi
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