Parmi eux, pour la première fois, deux anciens vainqueurs tenteront de décrocher une nouvelle fois le Graal : Michel Desjoyeaux sur Foncia et Vincent Riou sur PRB. La société vendéenne tentera quant à elle d’obtenir un troisième sacre après ceux obtenus par ces deux mêmes skippers qui ont tour à tour porté ses couleurs. Pour Vincent, vainqueur en titre, ce Vendée Globe est incontournable. C’est certain, cette édition va graver encore plus profondément ses lettres de noblesse dans l’histoire de la voile. « Quand on fait de la course au large aujourd’hui, on sait que si on veut être dans le coup, c’est là qu’il faut être. Le plateau du Vendée Globe est exceptionnel. Tout le monde savait que le plateau allait être terrible. Aujourd’hui, à 127 jours du départ, les skippers sont définitivement inscrits, les projets sont bien assis. La course se dessine de manière plus précise » explique le skipper de Loctudy.
Pour PRB, il reste cependant une formalité à exécuter : la qualification. Depuis son avarie de quille sur l’Artemis Transat, le monocoque vendéen se trouve à Halifax au Canada. Il devrait recevoir sa nouvelle quille dans les semaines qui viennent. Vincent pourra alors s’élancer pour parcourir la distance nécessaire à la validation définitive de son inscription. « C’est vrai que je n’ai pas encore ma qualification en poche. Je dois partir le 7 août d’Halifax pour l’effectuer. Pour moi, il s’agit d’une simple formalité. J’ai connu plusieurs avaries en course. Ce sont malheureusement des facteurs non maitrisables. Mais justement, à chaque fois que j’ai pris un départ, j’étais en mode course et non pas dans l’esprit de me qualifier. Dans ces conditions, j’ai toujours joué la tête de course. Donc, le fait que je ne sois pas encore qualifié n’est pas dramatique en soi. Je me rappelle qu’il y a quatre ans, Jean Le Cam n’était pas encore qualifié à cette même époque. Cela ne l’a pas empêché de faire une très belle course ! » explique Vincent. Lucide ce dernier sait aussi que le Vendée Globe ne se jouera qu’entre deux lignes : celle de départ et d’arrivée. A la première il conviendra d’arriver fin prêt, sans s’être épuisé à avoir fait le tour du monde dans sa tête auparavant. A la seconde d’y arriver… tout simplement. Condition sine qua non pour l’emporter. L’édition passée a montré que cela, Vincent savait le faire, un sacré acquis que plus d’un de ses concurrents lui envie.
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